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"Vers Alizée" (Nouvelle)- 4ème chapitre et fin!

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien...

Merci pour vos passages ici pour me lire, et retrouver notre Alizée. Vos petits mots me touchent ainsi que vos visites.

Aujourd'hui je vous livre le quatrième et dernier chapitre de ma nouvelle. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.

Chapitre 4

 

L’après-midi même, je me baladais au marché du village. J’avais besoin de me rassembler moi aussi, mes nerfs commençaient à prendre le dessus. Le manque de sommeil à l’hôtel (je détestais dormir en dehors de chez moi, c’était ballot pour une journaliste…) et les émotions fortes dont j’étais assaillie un peu trop souvent à mon goût me laissaient laminée et je me sentais un peu partir.

 

C’est cet état « on the verge » que Serge recherchait, il savait que c’était comme ça que j’étais la meilleure. Au bord de craquer, là où tout se mélangeait, mon cœur, mon corps qui flanchait, mon esprit qui s’embrumait… Le salaud, il m’utilisait. J’avais horreur qu’on m’utilise.

 

Je marchais. M’aérais. Soudain, d’un détour d’œil, illusion cutanée, pupille dilatée : les bottes du moujik. Il était là et tenait un stand. Je trouvai sa présence ici plutôt étonnante, je l’aurais plutôt imaginé roulant du bois ou charpentier. Il vendait du miel et des petits fromages tout secs comme de la pierre.

Derrière lui (tout ça observé à la dérobée), une camionnette blanchâtre un peu usée. Les portes de l’utilitaire étaient grandes ouvertes, laissant l’air caresser les grandes cagettes de petits crottins bien alignés. Mon iris fut attiré par une curiosité fleurie. Là, dessous la première cagette. Coincé, à peine visible, un foulard russe. Mon cœur se mit à s’accélérer, mes entrailles à se serrer et une violente douleur au bas ventre fit ma gorge se serrer. J’avais déjà vu ce foulard. Je savais déjà à qui il appartenait. Ma douleur augmenta.

 

 

J’attendis le soir pour retourner vers Alizée. Au lieu de prendre à droite le petit chemin qui menait à la maison, je prenais à gauche pour découvrir et me changer les idées. J’avançais dans le petit bosquet enflammé de crépuscule. Des cris étouffés, et des rires.

-Chto ti dielaech ? (une femme)

-Nichego… (rires de gorge, séducteur et enfiévré, voix rauque et puissante, manifestement je vais déranger. Tant pis. Cela me ferait des souvenirs).

 

Je m’avançai un peu plus et je découvris une scène païenne, fraîche et musquée.

 

Face au torrent, nus et cheveux tout deux dénoués, leurs deux corps à moitié immergés, se tenaient face à face le moujik et Alizée. Les yeux dans les yeux, cœur contre cœur, les mains de l’un dans les cheveux de l’autre.

J’en avais le souffle coupé. Je comprenais enfin… Ces deux-là s’étaient construit une légende, une histoire bien à eux et l’avaient magnifiée. Las d’une vie commune qui toujours sépare les amants, ils avaient décidé de se séparer pour mieux se retrouver.

 

Le moujik avait quitté la maison et était parti s’installer dans le village à côté. Chaque jour il venait voir son amour, avec sa petite camionnette et parfois lui volait des bouts d’elle avant de partir. Un foulard, une mèche de cheveux. Chaque nuit ils se retrouvaient ici, pour de merveilleuses baignades, fiévreuses et lourdes de sensualité.

 

Ils avaient fait ce choix lourd de sens et ne l’avaient jamais regretté. Je regardais ce couple d’un romantisme fou qui se nourrissait de l’absence, et ils me donnaient une leçon de vie extraordinaire. On peut faire de sa vie un roman, construire son histoire et en faire un enchantement.

Leurs enfants n’étaient ni morts ni en fuite. Ils étaient juste grands… Ils étaient partis faire leurs études tout simplement.

 

Ah ! Les gredins ! Ils m’avaient bien roulée ! Je leur en voulais presque ! Jusqu’à ce qu’Alizée, dans un lent mouvement, tourne sa tête vers moi et m’adresse le plus doux et le plus renversant des sourires…

Mes yeux coulent encore de ce beau soir d’été.

 

 

Epilogue

 

-Serge, j’ai terminé.

-Tu es tombée amoureuse ?

-Oui. Deux fois.

-C’est bon tu peux rentrer.

------------------------------------

 

 

 

Ainsi s'achève notre aventure avec Alizée... J'ai aimé l'écrire, vivre dans son sillage pendant quelques semaines avant l'été. J'ai terminé de l'écrire en juillet, pendant mes vacances et cela m'a beaucoup remuée. Puis j'ai remanié un peu le récit au mois d'août en suivant les remarques de ma team "relecteurs". Merci encore à eux.

Si vous avez aimé Alizée, vous pourrez la retrouver un peu grâce à sa sœur, qui s'est gentiment manifestée il y a quelques semaines et qui occupe depuis mon esprit en filigranne et en permanence. Je pense que vous l'aimerez. Moi je l'aime. Elle est généreuse et vraie.

 

Je vous laisse à présent mes lovelies, la prochaine fois je vous parlerai de ma couture boulimique!

A très vite!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

Vers Alizée (Nouvelle)- Chapitres 2 et 3- par Karische

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien?

Comme promis, aujourd'hui je vous livre les chapitres 2 et 3 de "Vers Alizée". J'espère que la lecture vous plaira. Merci de vos gentils retours de la semaine dernière!

Bonne lecture:)

 

Vers Alizée- par Karische

 

Chapitre 2

 

J’avais un peu mauvaise conscience ce jour-là lorsque j’allais retrouver cet homme qui avait quitté Alizée voilà quelques années.

 

Elle n’avait jamais su où il était parti, et pourtant il suffisait d’ouvrir l’annuaire pour trouver son nom et son numéro de téléphone. Il ne voulait pas se cacher. Il voulait peut-être même qu’on le retrouve…

Ils vivaient à quelques kilomètres l’un de l’autre et Alizée ne le savait même pas. Je pense qu’elle ne voulait pas le savoir. Lorsqu’il était parti du domicile conjugal c’était un renoncement, il avait renoncé à l’aimer. Il s’était enfui et voilà. Le pire, c’est que j’étais sûre qu’elle l’attendait! Et qu’elle imaginait qu’il arriverait de très très loin pour l’embrasser et l’enlever. Ah… L’Âme des Russes… Romantiques et flamboyants. Fébriles de désirs fous, infatigables vivants.

Alizée était très romantique.

 

La maison du moujik était vieille, usée. Basse. Les volets touchaient presque le sol. Je n’osai ni sonner ni frapper. Dans un souffle, la gorge serrée, mon cœur s’emballant comme à l’avance pour un autre cœur que je ne connaissais pas, je criai :

 

-Monsieur Lahmert ?

 

En guise de réponse, un choc, une rencontre. Il était là.

Deux mètres enrubannés de coton épais, ceinturé à la taille, caleçon de lin et chaussé comme de guêtres. Une puissance agricole, une douleur. L’homme est cathédrale. Il était sa taille, mais il était beaucoup plus que ça. Il était immense. Il aurait pu être petit, cela aurait été pareil.

 

J’étais comme anesthésiée. J’avais un trou dans le cœur rien qu’à voir ce type, rien que de penser à ce que cela devait être d’aimer un type pareil et comme on devait souffrir de ne plus en être aimée. Je tombai amoureuse une seconde fois en trois jours. D’un couple en plus. Serge n’allait pas être content.

Enfin, un ex-couple, mais plus je le voyais, s’avancer vers moi, prononçant des mots que je n’entendais pas, plus je me disais qu’ils étaient scellés, un couple à vie-un couple à mort.

Je n’ai pas pu lui parler ce jour-là, j’ai fui, bouleversée de cette rencontre. Bon Dieu, qu’il était poétique lui aussi !

 

 

----------------------------

Cette nuit-là je rêvais.

Dans une steppe, un homme. Il dansait ou plutôt paradait. Dans un mouvement de pivot, encadré par deux femmes qui le soutenaient par les épaules.

Son parement était un vaste, gigantesque poncho, doré, scintillant. Cette belle mécanique ! C’était sacré. Mi-chef indien, mi-Dieu païen, il avançait en s’appuyant sur les deux femmes sur lesquelles retombaient les pans de son habit. Ils tournaient ensemble. La rotation avait pour centre le poncho.

 

 

 

 

Le lendemain matin, j’appelai Serge pour le tenir au courant de l’avancement de mon reportage.

 

« Mais tu te crois dans un putain de film ou quoi ?

 

-Tu ne peux pas comprendre, Serge, ces deux-là sont des légendes… Ils se sont construit toute une histoire autour d’eux, c’est fascinant et pénétrant.

 

-Merde, Véro, t’en fais trop là… Je t’envoie faire un reportage sur une ex-ballerine et tu me sers des histoires de moujiks à la sauce steppe mongole ! Écoute, arrête-toi là, rentre et on verra ce qu’on peut faire avec ce que tu as déjà.

 

-Je ne peux pas rentrer. Je n’ai pas terminé. Ils n’ont pas terminé de me raconter leur histoire !

Il raccroche en même temps que moi, je crois que chacun a voulu raccrocher au nez de l’autre sans y parvenir. Malgré tout, on n’arrivait jamais à se fâcher vraiment avec Serge. Collés comme de la glu, binôme à vie. C’était plus fort que nous.

 

 

Chapitre 3

 

Je retournai vers Alizée le lendemain, passablement étourdie de ce voyage poétique que me faisaient vivre ces deux-là. De la tournure étrange que prenait ce reportage.

 

Du thé, des fleurs, des laines. Et du soin. C’est ce qui me frappait ici, et qui m’attirait aussi comme un aimant: tout ici témoignait de beaucoup de soin, son petit jardin, son intérieur. Tout faisait preuve d’une scrupuleuse volonté de vivre, de vivre quand-même.

 

Elle me fit entrer dans sa cuisine biscornue qui donnait directement sur le porche d’entrée. Je sentais une odeur que je ne connaissais pas.

 

Sur la gauche, une cuisinière à bois et une cheminée assez rudimentaires. A côté de la cheminée, une petite table rectangulaire avec une vieille toile cirée aux fleurs roses fanées et des épluchures. Elle faisait du bortsch. Voilà ce que je sentais. L’odeur de crème, de betterave et de bœuf mêlés me souleva un peu le cœur, avant de me le capturer pour toujours. J’ai depuis bien essayé de retrouver cet arôme en triturant la recette, jamais je n’ai réussi à recréer le bortsch d’Alizée.

Tout sentait délicieusement bon… le parfum de l’oignon, la chaleur douce et diffuse, les images s’imprégnaient dans ma rétine, tout respirait le bonheur tranquille.

Elle avait élevé son « économie ménagère »au rang de science, elle pratiquait le quotidien si bien.

Un vieux meuble orthodoxe qui devait provenir d’une église, peint en vert clair était plein de vaisselle. Au milieu du mur en face de moi, une ouverture en forme d’ogive menait au salon. Un rideau de perles en bois très seventies en gardait l’entrée, comme un cerbère.

 

A droite, une autre table, des tabourets et des chats. Certains dessus, certains dessous, ils étaient assez nombreux, peut-être sept. Et puis un grand meuble contre le mur, sorte de confiturier, remplis de conserves variées. Voilà une femme qui savait s’occuper : ses animaux, son jardin, sa maison, ses conserves… De quoi remplir une vie, même toute seule.

 

Le tout était assez sombre et théâtral, je levai les yeux au plafond et j’aperçus les voûtes d’ogive qui ornaient le « plafond » : on aurait vraiment dit une ancienne chapelle.

 

La table à repasser dépliée qui siégeait dans la cuisine, la pile de linge repassé qui trônait sur « la table au chat », tout était si trivial et en même temps si sacré. Alizée exécutait toutes ces tâches répétitives avec l’énergie des premières fois.

 

Tandis que je l’entendais parler à ses chats dans un charabia franco-russe uniquement compris d’eux, mes yeux glissèrent sur la vieille toile cirée aux épluchures, attirés par un morceau de papier blanc chiffonné. Elle était partie dans son salon, me laissant plantée là un peu mal à l’aise. Je me hâtai pour lire le petit mot :

 

« Prenons rendez-vous…

Si nos corps se sont éloignés,

Nos âmes, elles, n’ont jamais cessé de se tourner autour,

À rebours ».

 

Papillons dans le ventre. J’aurais bien aimé qu’on m’écrive ça. Alizée avait de la chance.

 

Elle revint, et j’allais essayer encore une fois de comprendre ce qu’il s’était passé dans la vie de cette femme.

 

« Alizée, pourquoi êtes-vous seule ici, dans ces montagnes, loin de Paris, vous qui avez connu une brillante carrière ?

 

Elle respire, souffle.

 

-Pour aller où ? Où voulez-vous que j’aille ? Ma peine, je l’ai dans mon cœur et mon cœur, je l’ai toujours avec moi. Il ne sert à rien de fuir. Au contraire.

 

Vous savez au début, ce qui m’a étonnée, c’est de continuer à manger. Continuer à respirer. J’avais l’impression de crever, mais je continuais à dormir, à me lever, à manger. La vie ne voulait pas me quitter. J’ai décidé de l’écouter. J’ai continué à cultiver mon jardin, à tricoter, à nourrir mes chats. Je n’ai pas parlé pendant un an. La voix ne sortait pas. Je notais mes desiderata sur des bouts de papier aux commerçants quand j’allais faire des courses. Pour le reste, comme j’ai arrêté de travailler à cause de ma maladie, ne plus parler n’a pas été un problème.

 

Je me mis à pleurer. J’étais épuisée par cette femme. Elle était trop intense, trop Russe, trop tout ! Elle m’envenimait, m’obsédait. Je la voyais, j’avais envie de l’imiter dans chacun de ses gestes, j’aimais son monde, tout ce qu’elle avait construit autour d’elle, tel un rempart contre les autres, contre la douleur, mais pas contre la vie.

 

Elle reprend :

 

-C’est lui qui me maintient ici, c’est pour lui que j’ai renoncé à un autre exil. Je l’attends.

 

(Je me gardais bien de lui dire qu’il était là, à côté d’elle, là tout près, dans le village voisin).

 

-Tu vois, même absent, il m’a ancrée dans cet endroit. Son aura est si forte, tout ici est lui, et c’est ça qui me retient. Il m’a donné une identité tu comprends ? J’étais éparpillée, et il m’a rassemblée.

 

 

 

Le soir en m’endormant dans mon petit hôtel de montagne, je revis Alizée dans son petit jardin mignon. Son potager bien aligné, ses pieds de rhubarbe, ses salades. Je la voyais si courbée, à demi-cassée et en même temps si fière d’avoir réussi à continuer. Continuer sa vie, construire sur l’absence, remplir le vide avec du vrai : des légumes, des conserves, des tricots. C’était gai et à la fois terriblement triste.

Je la voyais dans son salon, aux fenêtres habillées de rideaux de voile blanc. La vieille télé, la peau de chèvre à terre. Les vieux catalogues de tricot. Le vieux samovar dans un coin. Un cocon rassurant, avec tellement, tellement d’amour là-dedans !

Je la voyais assise près de son vieux guéridon, en train de tricoter au long court des pulls d’un autre âge. Les chats, ces saligauds, ne lui laissaient pas beaucoup d’espace, et la pauvre devait régulièrement en repousser quelques-uns pour avoir un tant soit peu de latitude pour bouger les bras avec les aiguilles. Eux plus le noir, le Vanille, devenaient plus que mal élevés, il allait falloir sévir. Certaines de ses pelotes avaient été carrément squattées par la bande féline, qui s’en étaient fait une couche particulièrement moelleuse et colorée. Mais Alizée n’avait plus la force de lutter, ces petits êtres étaient devenus son seul entourage.

Pour le tricot, elle lui avait dit qu’elle avait quelques modèles qu’elle maîtrisait bien et qu’elle s’en contentait. A la montagne, il fallait savoir être humble et se contenter de ce que l’on avait. Et puis cela ne faisait pas grande différence avec son enfance soviétique, où l’on prenait soin de tout, même du papier toilette.

 

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                                                                                                               Karische

                                                                                                      To be continued.....

 

Je vous laisse pour aujourd'hui mes lovelies,  à la semaine prochaine!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

"Vers Alizée" (Nouvelle) - par Karische

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien?

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Après quelques semaines de maturation, d'hésitations, je me lance et publie ici ma première nouvelle.

Vous connaissez mon goût pour la rêverie, pour les histoires et les voyages immobiles. Vous le savez, depuis quelques temps j'écris. Et c'est cette histoire qui a jailli. Elle s'appelle "Vers Alizée". J'espère que ce récit vous plaira, j'avais envie de le partager avec vous.

Je vous propose de publier un chapitre aujourd"hui, et puis un second dans une semaine, et ainsi de suite...

Merci à mes relecteurs qui m'ont été d'une aide précieuse :)

 

Je vous laisse avec Alizée...

-Vers Alizée-

 

par Karische

 

Prologue

 

Alizée n’a jamais vu la mer mais elle a vu le vent. Celui qui claque les oreilles, vrille les tympans, décolle les semelles et rend fous les gens.

Alizée ne les aime pas trop les gens. Parce qu’ils ne ressemblent à rien, qu’ils font toujours semblant.

 

 

La mer est très, très loin. Elle est un mirage. On se doute qu’elle existe mais on ne fait que le penser. De toute façon Alizée ne peut pas y aller. Elle est bloquée ici. Dans ces montagnes escarpées. On ne peut de toute façon se sauver. C’est un peu illusoire d’y croire. La fuite, Alizée n’y croit plus trop. Quand ils sont tous partis, ses tripes lui avaient dit non. Bon, alors à moins d’accepter, de se vider en permanence, elle avait cédé à ses entrailles. Elle était restée là. 

 

Je me lève pour me dégourdir.

« Vous avez terminé ? lui dis-je,

-Non pas vraiment, me répond-elle, il reste des choses à raconter. Mais on n’est pas obligée de tout expliquer non plus. Cette manie qu’ils ont tous de vouloir tout expliquer tout le temps. Il l’avait laissée c’est tout. Il lui manquait énormément. Elle en rêvait chaque nuit. Elle voyait sa silhouette se détacher sur le chemin, grande, et puis plus rien. Certains matins elle oublie encore qu’il est parti. Vivre seule n’est pas un atout. C’est une décision, pas personnelle du tout. Une décision de la vie, ils sont tous partis, la laissant seule ici, dans cette maison, son îlot des Alizés. En fait c’est Vanille, le chien noir comme une gousse, qui prend toute la place, il n’est pas un homme mais c’est déjà bien. Il y avait âme qui vive au moins.

 

Une femme bloquée dans la montagne, que dîtes-vous de ça ?

 

Chapitre 1

 

Alizée LAHMERT,

Alizée la mer,

Alizée l’amère.

 

Tous ces mots défilaient dans ma tête au fur et à mesure que je fendais l’épaisse touffe de buissons qui encadraient le chemin menant à sa maison.

Je ne connaissais pas cette femme que j’avais interviewée hier pour la première fois et que je revenais voir aujourd’hui, mais il me semblait déjà saisir quelques-unes de ses composantes en regardant son royaume.

Bon Dieu que cette femme était poétique !

 

Lorsque Serge m’avait demandé de faire ce déplacement dans la montagne pour aller interviewer cette femme, ancienne ballerine russe, retirée de tout et tous, j’avais d’abord refusé parce que je hais la montagne, elle me donne la nausée et que de manière générale je n’aime pas les retirés.

 

C’était une femme qui du temps de sa jeunesse était très connue dans son pays puis plus tard en France où elle s’était exilée. Cela faisait deux décennies qu’on n’avait plus entendu parler d’elle. Serge voulait pour le prochain numéro du magazine, un dossier sur les « ballets russes » et souhaitait qu’Alizée y figure en bonne place.

 

« Véro, tu fais chier. Tu ne veux écrire que sur ce qui te passionne, tu as l’esprit étriqué. Quand je t’ai connue tu avais le mord aux dents, tu partais sac à dos et on ne te voyait plus pendant des jours, parce que tu étais tombée amoureuse des gens que tu étais partie sonder, amoureuse de ton papier, amoureuse de ce que tu étais en train de vivre avec eux. Je veux retrouver ça avec ce reportage. Aime-la cette femme..., bichonne-là, caresse-là… Tu la prends, tu la retournes, tu l’extirpes, tu la mâches, tu fais sortir la moelle, mais bon sang tu chies l’écriture, mais je veux que tu reviennes avec ce papier! La crotte aux semelles, mais tu reviens avec ce papier !!!

Droit de réponse zéro, il était parti droit comme un I, en claquant la porte, pardi.

 

 

 

J’entrais donc chez Alizée par un chemin escarpé, très feuillu. Un long chemin. Pas de grille. On accédait directement à la maison d’Alizée. J’espérais accéder à son âme avec autant de facilité.

 

Sa maison, c’était un enchantement. Derrière les épaisses branches de haies se dressait la plus merveilleuse des isbas. Elle avait quelque chose d’une église. On ne sait pas trop. Toute de rondins, le toit aux tuiles si rondes qu’il semblait fait de bonbons. Alizée au pays des merveilleuses…

Mais quel adorable tableau cette petite demeure rondelette et colorée. Une grosse maison goûteuse comme un gâteau, moelleuse et vivante. Riche et colorée, aux douceurs de cannelle, romarin et orangée, aux amertumes de coriandre au pralin mélangés. Frétillante et douce.

La porte en demi-cercle semblait dater du Moyen-Age et sonnait comme une invite. Même son grincement était mignon. Une vie de mignonnerie. Voilà où j’avais mis les pieds. Mon cœur commençait déjà à se serrer et pourtant je ne la connaissais presque pas.

 

 

Derrière la maison, assez curieusement, on apercevait de la roche et de l’eau qui ruisselait. On aurait presque dit une cascade ! Une isba-chapelle devant une cascade, voilà qui était assez incongru. L’eau suintait tout le long des rochers. Le tout formait un tableau très vert, des bois ou plutôt une clairière. Mon ventre commençait à sonner l’aventure, et je présumais quelques lignes bien senties une fois rentrée à Paris...

 

 

Je montai les quelques marches qui menaient au porche de sa maison. Alizée m’accueillit sur le pas de sa porte, visiblement beaucoup trop couverte pour la saison.

« J’aime pas quand il fait chaud comme ça… me lança-t-elle sans autre forme de politesse, ça vous prend de biais, vous êtes habillée, fichus de laine, jupe côtelée. On se sent incongrue tout à coup. J’ai dû me changer dès que je suis arrivée ». Elle était rouge-sang et suait à grosses gouttes.

 

Elle s’installe dans un des fauteuils du petit salon de jardin qui ornait son joli petit porche fleuri et me fit signe de m’asseoir aussi.

-Voulez-vous que l’on reprenne là où nous en étions hier en nous quittant ? lui fais-je.

 

Réponse zéro, elle attaque tout de suite dans le vif de son sujet:

-Imaginer que je n’avais plus son estime c’était encore pire que ne plus avoir son amour. Savoir que je ne faisais plus partie de sa vie, c’était insoutenable. J’en ai souvent vomi. Vanille venait me lécher lorsque je faisais ça, que je vomissais sur les rochers, jupe et châle relevés, pliée. Je crevais de lui. Et ce cochon de chien venait lécher ce que je vomissais de la vie. Je n’avais déjà plus rien et il venait me prendre mes tripes.

 

-Votre amour vous a laissée ?

Je n’ose pas la brusquer.

Elle tourne la tête, Alizée, elle est gênée.

-Il est parti ; ça on me l’a assez dit. Non mais je sais, vous savez ? C’est pas la peine de froncer ! (des sourcils).

Je commençais tout juste à m’habituer à son phrasé si particulier. J’essayais de ne pas gâcher son propos par des interruptions intempestives, même si je crevais d’envie d’en arriver au vif du sujet : sa carrière de danseuse.

 

-S’il revenait là, mon moujik, maintenant, tout de suite, je le reprendrais. Sans rien lui demander. En totale grâce, gratitude, hébétude. Avoir trop souffert m’a enlevé toute forme de fierté. Je me fous de tout et de tous, seul compte mon Amour qui est parti et mes petits qui se sont enfuis. Avec lui ?

Quand j’ai compris que personne ne reviendrait, que j’étais bloquée ici dans les montagnes, et qu’il faudrait meubler les intermèdes, les interstices, c’est un trou béant qui est arrivé. Un vide qui aspire vous voyez ?

 

-Oui, oui, je vois bien…

 

-Un vide à la démesure de mon amour perdu. Ce qui est le plus dur à vivre je pense, c’est la trivialité du monde qui m’entoure, à rebours du drame qui se noue dans mon cœur et mon cerveau. Cela m’a étonnée de voir que la vie dans la rue suivait son cours alors que tant de gens vivent des choses atroces dans l’intimité de leurs tripes. On devrait pouvoir prendre un micro et hurler. Vous imaginez le gens hurlant ce qui leur arrive ? Ce serait plus sain pourtant… Là je vomis sur les pierres, je tombe de plus en plus … Je tombe une fois par mois environ . Ça change, pas toujours sur le même côté : genou plié ; hanche avancée ; pied déplacé. Et pas de kiné ici dans les montagnes ».

 

Je la regardais...

Elle était aux yeux de l’occidental, un peu hommasse, du moins selon des critères français. Elle était belle d’une manière différente de ses congénères, dont je faisais partie. En la voyant la première fois, on pouvait la trouver solide, un peu d’un seul bloc, « plain » comme disent les anglo-saxons.

En fait elle était loin d’être simple ni banale, et derrière chacun de ses traits se cachait une nouveauté, un mystère à découvrir, à chaque rencontre. Je devinais que les hommes qui la rencontraient ne savaient pas bien que penser d’elle. Ils étaient plutôt interloqués. Beauté caduque, sauvagerie assumée, monolithe féminin sans faux-semblant, ils se doutaient bien que celle-ci se foutait bien de ce qu’ils pensaient d’elle.

 

Un seul à ses yeux avait compté : le moujik aux bottes de soie. Lui la voyait belle, enfoulardée des mille parements qu’elle revêtait dès le saut du lit. Un seul de ses regards posé sur elle valait pépite, aucun autre n’était utile pour qu’elle se sentit à jamais madone.

 

-Vos enfants sont partis ?

 

-…

Elle semble ne plus trouver les mots.

 

-J’ai tout gardé d’eux : leurs colles, leurs cahiers. Leurs habits aussi. Ils sont partis. Vanille ne les a pas remplacés. Ce noiraud va les renifler, dans la cave, dans le grenier. Il pleure des fois et moi je pleure aussi. Je pleure dans ses pattes, oui car il n’a pas de bras.

 

-Pourquoi êtes-vous restée? Ici, je veux dire ?

 

-Rester… c’est un acte héroïque parfois. Tout le monde loue le départ, les voyages… mais jamais ceux qui restent, qui font de la résistance. Ce sont ceux-là que j’admire. Ceux qui restent l’été dans les immeubles noyés de soleil, écrasés de chaleur. Ceux qui n’ont ni balcon ni terrasse. Qui improvisent l’espoir dans une bassine de bébé. Qui baignent leurs enfants dedans et qui en sont contents. Qui organisent des pique-niques dans leur cité, sur le terrain de boules, en écoutant de la musique. Et qui rentrent chez eux le soir ivres d’avoir vécu le temps d’une soirée un truc fort, un truc gai, comme s’ils étaient partis très loin. Ils étaient partis loin dans leur tête et ça pour moi c’est le vrai voyage, vous voyez ?

 

Ceux-là tout le monde les a oubliés. Mais ils sont là, ils sont restés. C’est un acte de bravoure. Je veux être brave, je veux être digne. Je veux rester là dans ces montagnes enfermées. Je veux voir ce que je peux continuer. Je veux suivre le fil de cette histoire, sans lui, sans eux, ne rien terminer. Il n’y a pas de fin puisque je suis encore là. Il y a Vanille. Il y a la maison. J’en suis la gardienne. De leurs affaires, de leurs joies passées. Au moins si un jour ils veulent revenir, je serai là. Vieille et lasse, mais là.

 

-Vous êtes juive ?

 

-Oui.

 

-Et Russe aussi ?

 

-Et Russe aussi.

 

Là c’est moi qui ne trouve plus les mots. Au loin un oiseau émet un drôle de bruit, j’ai du mal à revenir à la réalité.

 

-Un problème mademoiselle ?

 

-Non, pas de problème. Vous me décontenancez Alizée. C’est la deuxième fois que je viens vous voir et vous êtes insondable. Je n’obtiens de vous qu’une poésie sourde, un frémissement, mais qui êtes-vous Alizée? Vous ne vous donnez pas facilement !

 

-Mais c’est que l’Être est insondable ma chère ! dit-elle en se levant, dans une envolée de châle, un de ses pans venant gifler ma joue.

Mon œil a été touché, il commence à pleurer.

 

-Qui peut se targuer de connaître quelqu’un vraiment ? Poursuit-elle. Je suis contente que vous ayez vu de vos yeux ce que je sens dans mes entrailles… La magie de la vie, sa beauté et sa douloureuse lumière… »

 

J’avais les larmes aux yeux lorsque je la quittais. J’en avais un peu marre de ce torrent d’émotions ressenti rien qu’à fréquenter ce curieux et profond personnage. Elle me faisait vibrer, c’était étonnant. Je crois que j’étais en train de tomber amoureuse.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

                                                                            To be continued...

                                                                       COPYRIGHT Karische, septembre 2016

La suite la semaine prochaine!

 

Bisous mes lovelies!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

Publié le par Karische

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

Hello my lovelies!

J'espère que vous allez bien en cette rentrée!

Mais que cet été est passé vite!!! Entre les vacances, puis le travail qui a repris, je n'ai RIEN VU!!!

Nous voici donc déjà en septembre et c'est les malles bien pleines de réalisations et de clichés que je viens vous retrouver....

 

Dans ce billet, vous trouverez des cartes postales de vacances, avec de jolis coins, de la couture effrenée, car je n'aime pas faire les choses à moitié, de bonnes laines bien chaudes essayées par temps de canicule, parce que c'est plus drôle et assez jusque-boutiste, et des bons petits plats, parce que sinon ce ne serait pas moi, ça ne me ressemblerait pas.

Alors voilà! On y va???

Cette année nous avons fait un mix entre voyage immobile à la maison, comme l'année dernière, avec jolies sorties à la journée et piques-niques que j'aime tant:) et séjours en famille, les retrouvailles avec les amis, qui sont bien agréables aussi il faut le dire. Il faut varier les plaisirs!

Nous sommes retournés au parc d'attractions, Kid Park, qui nous avait tant plu l'année dernière...

Nous sommes retournés au parc d'attractions, Kid Park, qui nous avait tant plu l'année dernière...

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Magnifiques jardins du Château de Versailles...

Magnifiques jardins du Château de Versailles...

De plus en plus de dorures à Versailles... Et des jardins payants!

De plus en plus de dorures à Versailles... Et des jardins payants!

Lac Nord de Biscarosse... Un côté sauvage qui m'a enchantée!

Lac Nord de Biscarosse... Un côté sauvage qui m'a enchantée!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Pêche à pieds avec mes parents et ma puce, pas de palourdes mais des tas de bigorneaux!

Pêche à pieds avec mes parents et ma puce, pas de palourdes mais des tas de bigorneaux!

Des bigorneaux pour l'apéro!

Des bigorneaux pour l'apéro!

Les tours de La Rochelle

Les tours de La Rochelle

La virée chez Action: l'incontournable sortie quand je rentre chez mes parents!

La virée chez Action: l'incontournable sortie quand je rentre chez mes parents!

Petites tongues abandonnée par une puce partie rejoindre sa mamie...

Petites tongues abandonnée par une puce partie rejoindre sa mamie...

Les parapluies de Cherbourg...Non de Rochefort!

Les parapluies de Cherbourg...Non de Rochefort!

J'ai profité du séjour chez mes parents pour continuer mon apprentissage couturesque avec ma maman, qui m'a aidée à confectionner un autre modèle: le t-shirt à manches longues en jersey. J'avoue que j'ai adoré le faire, le modèle, issu encore du magazine de couture "Coudre c'est facile" est vraiment abordable, et il m'a paru bien plus simple que la tunique que j'ai déjà décliné pas mal de fois!

Beaucoup moins technique, cette réalisation s'est avérée très satisfaisante, et j'attends avec impatience d'avoir du jersey de nouveau pour me faire plein d'autres t-shirts comme celui-ci!!! Je trouve que le jersey imprimé est assez cher, alors j'attends de tomber sur un bon plan...

Atelier couture en plein air!

Atelier couture en plein air!

Lavage, séchage au grand air avant d'entreprendre la coupe du tissu... C'est décidé! je couds dans les règles de l'art!

Lavage, séchage au grand air avant d'entreprendre la coupe du tissu... C'est décidé! je couds dans les règles de l'art!

Et voilà! Confort, tombé comme j'aime, facilité d'éxécution... Un patron que je garde précieusement!

Et voilà! Confort, tombé comme j'aime, facilité d'éxécution... Un patron que je garde précieusement!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

En parlant de cette fameuse tunique déclinée tant de fois, il me restait encore à prendre un cours pour réaliser l'encolure constituée d'une parmenture, et qui se fronce à l'aide d'un ruban... Jusqu'à présent j'avais pas mal bidouillé, d'abord en improvisant un col à la Pierrot sur les premières, puis en fabriquant des pinces sur les suivantes. Il me tenait à coeur d'exécuter le modèle à la lettre, et cela fut fait cet été grâce aux précieux conseils maternels.

Me voici à présent avec une tunique conforme au patron et aux instructions. Je vais à présent pouvoir en refaire plein!!!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Une petite blousette à manches courtes pour arrêter de suer comme une perdue... Sur le même modèle que les autres tuniques mais avec beaucoup de bidouillages.

Une petite blousette à manches courtes pour arrêter de suer comme une perdue... Sur le même modèle que les autres tuniques mais avec beaucoup de bidouillages.

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

Et puis depuis la rentrée, il y a eu d'autres coutures, alors place aux photos...Je suis en pleine phase de couture effrenée!!!

Alors celle-là, j'ai bien ri en la faisant... Figurez-vous que les manches sont en fait d'anciens rideaux! Ce qui explique les petits galons! Le corps de la tunique est constitué d'une ancienne taie de traversin chinée à Emmaus cet été. Une tunique zéro euro, j'adore.

Alors celle-là, j'ai bien ri en la faisant... Figurez-vous que les manches sont en fait d'anciens rideaux! Ce qui explique les petits galons! Le corps de la tunique est constitué d'une ancienne taie de traversin chinée à Emmaus cet été. Une tunique zéro euro, j'adore.

J'avais un très joli poncho, dont j'adorais le tissu mais que je ne mettais que trop peu. Je n'aime pas ça, alors j'ai coupé et récupéré le tissu en lainage. Et j'ai utilisé le patron du t-shirt à manches trois-quart que je vous montre plus haut, et j'ai donc entrepris un petit pull fin. Je me suis drôlemen amusée ce matin!!! Il est tout frais celui-là!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Et voilà! J'ai gardé les franges, cela fait un oulet en moins hein, et j'ai cousu un galon à l'encolure. Encore un petit pull à zéro euro!

Et voilà! J'ai gardé les franges, cela fait un oulet en moins hein, et j'ai cousu un galon à l'encolure. Encore un petit pull à zéro euro!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

J'ai plein de projets couture vous vous en doutez, dont celui-là:

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Les nouveaux tissus reçus!

Les nouveaux tissus reçus!

Je viens d'ailleurs de recevoir une commande de tissus, alors je pense que ma période "tunique" n'est pas terminée...

 

Et puis j'ai crocheté aussi cet été, beaucoup... A tel point que mes coudes et les avant-bras commencent à me le reprocher... Décidément, je ne suis pas raisonnable avec les travaux d'aiguille. Bref, voici les derniers ouvrages en laine terminés, que je vous montre par temps de canicule, minimum trente cinq degrés ce jour-là, sinon ce n'est pas drôle!

 

D'abord, comme je vous l'avais promis, la veste en crochet babouchka!!! Je l'avais terminée bien avant l'été, mais je n'avais pas eu encore le temps de vous la présenter...

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

Et puis d'autres menues choses...

Un gilet sans manche qui sera parfait à porter par dessus un autre pull crocheté, lui-même porté sur u t-shirt à manches longues. Oui, l'hiver j'ai froid. Le modèle vintage s'appelle "Clairière".

Un gilet sans manche qui sera parfait à porter par dessus un autre pull crocheté, lui-même porté sur u t-shirt à manches longues. Oui, l'hiver j'ai froid. Le modèle vintage s'appelle "Clairière".

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies
Le modèle "Clairière", un petit côté ringardos que j'adore et que j'assume complètement! Je ne suis pas à la mode, je SUIS ma mode, je porte ce qui me ressemble et je ne m'épuise pas à vouloir ressembler à quelqu'un d'autre. Ringardos un jour, ringardos toujours!

Le modèle "Clairière", un petit côté ringardos que j'adore et que j'assume complètement! Je ne suis pas à la mode, je SUIS ma mode, je porte ce qui me ressemble et je ne m'épuise pas à vouloir ressembler à quelqu'un d'autre. Ringardos un jour, ringardos toujours!

J'aime dessiner mes modèles!

J'aime dessiner mes modèles!

J'ai bien hâte de le porter mon manteau du Petit Chaperon rouge! "Il est où ton papa?" :))))

J'ai bien hâte de le porter mon manteau du Petit Chaperon rouge! "Il est où ton papa?" :))))

Incantations aux Dieux de la pluie ( lol Rosie)

Incantations aux Dieux de la pluie ( lol Rosie)

Mon dernier en date: un pull pomme d'Api, vert pomme et rouge vermillon, pour me mettre la pêche à l'automne!!! J'ai utilisé le modèle désormais habituel chez moi, le "Valoire" de Phildar.

Mon dernier en date: un pull pomme d'Api, vert pomme et rouge vermillon, pour me mettre la pêche à l'automne!!! J'ai utilisé le modèle désormais habituel chez moi, le "Valoire" de Phildar.

Bon et puis comme d'habitude je ne résiste pas à vous montrer quelques clichés de bonnes petites bouffes, c'est important de se faire plaisir à table comme dirait ma fille, ainsi que de soigner la présentation des plats, et la décoration des tables, même si elle sont toujours simples, j'aime choisir mes nappes, mes vaisselles vintage, pour bichonner mon quotidien, cela m'apaise beaucoup.

Ah... les apéros dînatoires en rentrant de la plage, du soleil plein la tête, du sable collés aux pieds!

Ah... les apéros dînatoires en rentrant de la plage, du soleil plein la tête, du sable collés aux pieds!

Apéro-crochet c'est la définition du Bonheur!

Apéro-crochet c'est la définition du Bonheur!

Les bons petits plats de mes parents...

Les bons petits plats de mes parents...

Parmentier de poisson

Parmentier de poisson

Pizza richeuse formages (des tonnes), courgette et jambon.

Pizza richeuse formages (des tonnes), courgette et jambon.

Soirée fajitas!

Soirée fajitas!

Cartes postales de vacances, couture effrenée, laine chaude sous canicule et petites bouffes simples et vraies

Je vous laisse sur un cliché de mon jardin, "LE" Petits Pas, on le présente plus, ha ha, il a des feuilles un peu partout qui traînent et en même temps il souffre de l'été indien. Calor aqui...

 

Je m'agite beaucoup, je fais, je défais, je recouds, je trifouille, je mange et je donne, je reprends parfois aussi, mais jamais je ne me tourne en arrière, je veux avancer, avancer, ne pas douter, ou du moins j'essaie, je veux croquer la vie à toute volée!!! Vivre, vivre, peut-être précipité, mais tout, tout aimer!!!

 

A bientôt mes lovelies, merci de me suivre, de venir me lire et de m'accompagner dans mes folies!!!

Je vous embrasse!

Article écrit "sous salsa" ;))))), la musique de mon été, entre autres, retours de plages etc...

Publié dans MON CROCHET FOU

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Foutraque

Publié le par Karische

Hello my lovelies!!!

J'espère que vous allez bien?

Foutraque. C'est le titre de ce post. J'aime ce mot et je l'utilise souvent. Je le trouve insolent. Dans foutraque il y a du bazar mais aussi de la joie à profusion. Une sorte d'explosion. Une hystérie, des cris. Une chanson. La chanson de la vie.

Aujourd'hui j'ai envie de chanter cette petite chanson de ma vie, qui sonne et qui résonne dans mon coeur et dans ma tête. En boucle d'or. Pour célébrer mes vacances qui commencent. J'ai pioché dans les innombrables photos qui jalonnent notre vie à tous les trois ici. Les oubliées mais importantes. Celles que j'ai envie de publier. Celles qui ne rentrent pas dans les cases mais qui veulent dire des choses. J'espère que vous me suivrez mes lovelies.

 

J'ai changé la photo de ma bannière. Il y a un truc dedans que je ne vous ai pas encore montré. Je vous en parlerai dans un prochain post. Foutraque style!

Foutraque
Des cadeaux pour mon anniversaire de la part de ma Rosie (Roseline Papillon), quel joli carnet crocheté main!!!

Des cadeaux pour mon anniversaire de la part de ma Rosie (Roseline Papillon), quel joli carnet crocheté main!!!

Des jolis catalogues vintage offerts par Aurélia (La Fée Mint)

Des jolis catalogues vintage offerts par Aurélia (La Fée Mint)

Des jolis cadeaux offerts par ma Rainette-Cécile (La Rainette Coquette)

Des jolis cadeaux offerts par ma Rainette-Cécile (La Rainette Coquette)

Dessin à l'origine de ma tunique foutraque, orange clown, qui a terminé en couverture magique pour petit baby chat.

Dessin à l'origine de ma tunique foutraque, orange clown, qui a terminé en couverture magique pour petit baby chat.

Recherches

Recherches

Cours particulier de couture très patient, très sérieux, gravé.

Cours particulier de couture très patient, très sérieux, gravé.

Un tricot-boulet. Que je n'arrive pas à terminer parce que le tricot me fait du mal. Epaules, cervicales.

Un tricot-boulet. Que je n'arrive pas à terminer parce que le tricot me fait du mal. Epaules, cervicales.

Yoga très souvent.

Yoga très souvent.

Légumes beaux et simples, c'est la dernière soupe que j'ai faite, juste avant l'arrivée des légumes du printemps-été.

Légumes beaux et simples, c'est la dernière soupe que j'ai faite, juste avant l'arrivée des légumes du printemps-été.

Tisanes rituel toujours observé. Et avec les tisanes Yogi tea, un message sur chaque sachet! Quelle joie de lire que certains correspondent excatement à mon état d'esprit du moment! C'est dingue!

Tisanes rituel toujours observé. Et avec les tisanes Yogi tea, un message sur chaque sachet! Quelle joie de lire que certains correspondent excatement à mon état d'esprit du moment! C'est dingue!

Foutraque
La couture doudou, repos, récréation.

La couture doudou, repos, récréation.

Le dessin destress, à la pause de midi.

Le dessin destress, à la pause de midi.

L'atolier encore amélioré, avec l'arrivé d'un adorable secrétaire offert par mes parents.

L'atolier encore amélioré, avec l'arrivé d'un adorable secrétaire offert par mes parents.

La découvret du Tao grâce à ce livre formidable.

La découvret du Tao grâce à ce livre formidable.

Des red shoes offertes par mon mari pour mon anniversaire

Des red shoes offertes par mon mari pour mon anniversaire

Des cadeaux de la part de ma sœur et son chéri

Des cadeaux de la part de ma sœur et son chéri

Foutraque

Tous mes cadeaux n'ont pas encore été consommés... Il me reste une chaîne hi-fi à acheter (Merci Papi et Mamie Mousse et Davidou!) et j'ai profité d'un moment délicieux chez notre ami Yves Rocher avec un modelage aux Pierres chaudes (Merci Papi et Mamie Jol!).

 

Cadeaux de ma Kiki

Cadeaux de ma Kiki

Foutraque
Jolie orchidée offerte par Mamie Mousse

Jolie orchidée offerte par Mamie Mousse

Inspiration

Inspiration

Des lectures qui ouvrent le cœur et l'esprit

Des lectures qui ouvrent le cœur et l'esprit

Trésors pour Bruyère (la veste)

Trésors pour Bruyère (la veste)

Table d'anniversaire de ma princesse

Table d'anniversaire de ma princesse

Inspiration

Inspiration

Vintage réconfortant...

Vintage réconfortant...

Le fameux patron de "Coudre c'est facile" que je décline à l'infini...

Le fameux patron de "Coudre c'est facile" que je décline à l'infini...

Superbe marionnette réalisée par ma fille à un atelier d'arts plastiques chez son papi et sa mamie

Superbe marionnette réalisée par ma fille à un atelier d'arts plastiques chez son papi et sa mamie

Une nacelle qu'on n'arrive pas à quitter...

Une nacelle qu'on n'arrive pas à quitter...

Hamburgers façon Karische (with love et pas de presse: garanti sans dérapage de pain)

Hamburgers façon Karische (with love et pas de presse: garanti sans dérapage de pain)

Un si joli film! Il m'a bouleversée!

Un si joli film! Il m'a bouleversée!

Un buffet relooké grâce à du "venilia" trouvé chez Action, sur un tuyau de Mimi Poudderiz

Un buffet relooké grâce à du "venilia" trouvé chez Action, sur un tuyau de Mimi Poudderiz

Roses du jardin

Roses du jardin

Foutraque
Dessin de mon Vitu

Dessin de mon Vitu

Photo montage de ma Kiki

Photo montage de ma Kiki

Prochain patron à essayer, dans le "Coudre c'est facile".

Prochain patron à essayer, dans le "Coudre c'est facile".

Cadeau de ma princesse à son papa: une boîte à Bonheurs: dedans il y a des petits mots d'elle pour son papa.

Cadeau de ma princesse à son papa: une boîte à Bonheurs: dedans il y a des petits mots d'elle pour son papa.

Et voilà mes lovelies... Un tout foutraque de ma vie, en joies, en créas, en soi. J'espère votre week-end plein et riche. A très bientôt!

Publié dans MES MOMENTS FORTS

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Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

Publié le par Karische

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

Hello my lovelies!

J'espère que vous allez tous bien!

Quel drôle de titre me direz-vous... Eh bien j'ai trouvé qu'il seyait à merveille à ce mois de juin qui vient de nous quitter!

C'est un peu le résumé de ma vie, si vous ajoutez bien-sûr le travail, et les dernières semaines d'école de ma poupette.

Car il y a bien quelque chose qui m'a marquée depuis le début du mois de juin : C'est l'Euro 2016. D'abord parce que je suis mariée à un homme qui aime le ballon rond, et que je travaille avec une majorité d'hommes, qui eux aussi se passionnent pour cette petite sphère. Par conséquent, ils évoquent moult fois cet événement national tous les matins au café.

Certains s'étonnent que l'on puisse faire autant de tapage autour d'un événement qui ne passionne pas tout le monde, qui rend nos hommes enjoués, hurlant dans leurs foyers et dans la rue, pendant que d'autres serrent les dents en attendant que ça se passe...

Quel dommage.

Je n'ai jamais vu mon père se passionner pour le football, on ne peut pas dire qu'à la maison on se passionnait pour le sport... Et pourtant ça ne m'empêche pas de trouver formidable qu'une nation se soulève derrière un ballon, que chaque soir ou presque, des millions de gens aient les larmes aux yeux, la rage au coeur devant les mêmes images, les pouls qui battent dans les veines pour la même émotion, une même transe...

Alors que voulez-vous, j'aime mon homme et lorsqu'il est heureux, je suis heureuse. Et lorsque je vois tous ces gens qui hurlent leur bonheur, je ne peux pas m'empêcher de vibrer avec eux.

Au diable un certain snobisme qui considère que tout ce qui est populaire est à prendre de haut, je ne me sens ni laisée, ni dérangée face à cette déferlante, et voici ce que cet Euro 2016 m'a apporté personnellement....(ben oui, je vais y venir quand-même!):

 

Figurez-vous que j'ai profité de ce long intermède sportif pour me lancer à bras-le-corps dans une activité que j'ai trop longtemps laissée de côté, qui me titillait depuis longtemps... La couture!!!

 

 

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

Cette histoire a commencé aux environs du mois de mai, lorsque n'y tenant plus, je me décidais à customiser un petit débardeur que je ne mettais jamais, pour le transformer en petit habit babouchkesque...

Il faut dire que depuis quelques semaines, j'étais on ne peut plus motivée grâce à mes amies d'Intagram qui nous régalent de leurs créations couturesques: Malyelle (Moisel Nylev), Debymum (qui m'a confectionné un merveilleux t-shirt ) et enfin Madame Capucine, alias Sandrine qui s'est lancée dans le coaching couture et qui m'a bien boostée.

Voici donc mes premiers pas dans la reprise de la couture:

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

J'étais toute contente, et j'ai profité de cet élan pour demander un cours particulier de couture à ma maman. Ce qu'elle fit avec beaucoup de gentillesse et de patience, comme à son accoutumée. Et voici ce qu'il est ressorti de ce cours très agréable:

Une superbe tunique en tissu indien, que je lui ai offerte. Elle ressemble à une étoile dedans...

Une superbe tunique en tissu indien, que je lui ai offerte. Elle ressemble à une étoile dedans...

Puis je me suis lancée dans une expérience un peu fantaisiste (ah bon? pourtant ça ne me ressemble pas!:) en voulant confectionner une tunique en polaire sur le même patron mais en cousant au préalable moult appliqués.. Un désastre! le tout trop grand, on aurait dit un déguisement de clown...

J'ai mis un peu de temps à digérer ce fiasco. Mais je réussis à rebondir en coupant directement dans la bête pour confectionner une petite couverture pour ma nièce chérie!

Appliqués

Appliqués

Morceaux de la tunique prêts à être assemblés...

Morceaux de la tunique prêts à être assemblés...

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

Comme quoi, il ne sert à rien de se laisser emporter par sa déception, il faut toujours essayer de tirer le meilleur parti de l'existant, de ce qui a été fait, peu importe que l'on trouve cela laid ou râté, il y a toujours du bon dans tout... Cette démarche a peut-être sauvé ma verve couturesque... Si je m'étais laissée engloutir par ce coup d'arrêt, je n'aurais certainement pas repris le chemin de ma machine.

Désormais animée des plus vifs espoirs,  je me mis en tête de confectionner une autre tunique avec un tout nouveau patron, décalqué par l'Etoile sus-visée :) et je faisais l'acquisition d'un magazine de couture, que je vous recommande d'ailleurs, tant il est accessible aux toutes débutantes, c'est un régal:

"Coudre c'est facile", numéro hors-série plein de tuniques, robes et autres sur-tout que j'affectionne particulièrement... Je ne regrette absolument pas d'avoir déboursé 10€ !!!

"Coudre c'est facile", numéro hors-série plein de tuniques, robes et autres sur-tout que j'affectionne particulièrement... Je ne regrette absolument pas d'avoir déboursé 10€ !!!

J'utilisai le patron du modèle de couverture, comme vous pouvez le voir, il s'agit de patrons japonais, célèbres pour leur simplicité et leurs lignes épurées. Je n'oublierai jamais la facilité avec laquelle tout s'est enchaîné avec cette tunique... C'était comme si ma main était guidée, peut-être par un ange de la couture, ou un esprit bienveillant... Toujours est-il que le plaisir était véritablement au rendez-vous pour un rendu que j'aime beaucoup!

Le tissu est une nappe chinée il y a quelques années chez Emmaus.

Le tissu est une nappe chinée il y a quelques années chez Emmaus.

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

J'ai modifié un peu le modèle d'origine (quelle couturière ne le fait pas?) car je ne comprenais pas grand chose à la parmenture qu'ils préconisaient.. Je décidai de me faire confiance et j'ai eu raison! Quelques pinces devant et derrière, un biais à l'encolure, en bas et aux manches et le tour était joué!

 

Toujours aussi enthousiaste (l'enthousiasme confinant à présent à de l'hystérie!, le tout sur fond d'Euro 2016... Voyez comme on peut profiter d'un événement qui a priori ne vous passionne pas pour se réaliser par ailleurs!), je me lançais dans une autre tunique, toujours avec le même patron, mais cette fois-ci avec des draps vintage:

En cours de réalisation...

En cours de réalisation...

Et comme je n'avais pas assez de métrage, j'assemblais des morceaux de draps entre eux... Qu'est ce que je me suis amusée!!! Le col est un peu différent cette fois-ci, j'ai voulu un petit col façon Pierrot Gourmand avec ruban. Je trouve même que cette tunique a un petit quelque chose des costumes des Ballets russes de Diaghilev, ou façon Nijinsky dans Pétrouchka!

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

Jamais deux sans trois, j'en ai donc cousu une troisième, en métissant les tissus cette fois-ci, du tissu Nigérian pour le wax devant, et des tissus indiens pour les manches et le dos. Même principe du col à ruban. J'ai utilisé mon tissu chéri qu'il me restait de la nappe d'emmaus pour le col.

Tissu wax trouvé chez TUTO il y a une éternité.

Tissu wax trouvé chez TUTO il y a une éternité.

Merci mon amie Kiki pour ces beaux tissus ramenés exprès d'Inde pour moi:)

Merci mon amie Kiki pour ces beaux tissus ramenés exprès d'Inde pour moi:)

On peut ajouter à tout cela quelques petits gadgets: un sac façon patchwork et une customisation de jean coupé façon pantacourt ( le vêtement du bas qui me va le mieux). Je me suis, encore une fois, bien amusée (et toujours sur fond d'Euro 2016, si si!!!).

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Et hop! le petit sac pour ma soeur pour son anniversaire!

Et hop! le petit sac pour ma soeur pour son anniversaire!

Encore mon tissu fétiche, je ne m'en lasse pas...

Encore mon tissu fétiche, je ne m'en lasse pas...

La relève est assurée, ma fille a reçu pour son anniversaire (entre autres présents.... Elle a été cette année encore, très très gâtée par ses papis et mamies, ses oncles et sa tante et par nous bien-sûr...): une mini-machine à coudre pour enfant!!!!

Je peux vous dire que mademoiselle est bien motivée!!!

Petite machine à coudre à piles:)

Petite machine à coudre à piles:)

Premier petit sac par ma puce!

Premier petit sac par ma puce!

Mario a eu sa petite tunique lui aussi, cousu par ma poupette!

Mario a eu sa petite tunique lui aussi, cousu par ma poupette!

Et le jardin "Petits pas"? il va bien... Il est bichonné en ce moment, il est choyé. Qu'il fait bon s'y reposer et dîner sous le mûrier sauvage...

C'est la fête au "Petits pas"! Lampions et guirlande sont installés à demeure, c'est gai!

C'est la fête au "Petits pas"! Lampions et guirlande sont installés à demeure, c'est gai!

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016
Dîner au jardin c'est exquis.

Dîner au jardin c'est exquis.

Je prépare nos prochaines vacances immobiles à la maison...

Je prépare nos prochaines vacances immobiles à la maison...

Serge est toujours à côté de moi au jardin.

Serge est toujours à côté de moi au jardin.

Couture, jardin "petits pas" et Euro 2016

C'est ici que je vous laisse mes lovelies... Au jardin à l'ombre. J'espère que cet article vous a plus. Je vous embrasse bien fort, je vous laisse, j'ai une tunique à coudre qui m'attend...

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Mes derniers tricots épisode 4!!!

Publié le par Karische

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Hello my lovelies!

J'espère que vous allez bien!

Cela fait encore bien longtemps que je ne suis pas venue vous parler ici... J'ai une fâcheuse tendance à engranger une tonne de projets, ouvrages terminés avant de passer consigner tout cela ici, mon espace virtuel favori, mon aide-mémoire contre le temps qui passe, mon journal à moi, mon blog!

Et pourtant il ne se passe pas une semaine sans que je pense à vous, à mon blog et que je me houspille moi-même en me reprochant ma douloureuse absence d'ici. A force d'auto-meurtrissure, je finis par revenir, les malles bien chargées, pour enfin venir ici les délester...

Alors voici mes "finish objects", mes projets terminés en ce qui concerne le tricot et le crochet (car vous le verrez dans le post suivant, je n'ai pas fait que ça et quand je vois toutes les photos, je me dis que soit :

a)je suis folle,

b)je sois aller me faire tester pour hyperactivité,

c) je suis folle ET hyperactive,

d)j'aurais voulu être une artiiiiiiiiiiiste.

Bref!

Place aux photos!

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Voici donc les coloris que j'avais choisi pour une petite robe-tube que ma puce m'avais commandée... Quelques jours plus tard c'était terminé! J'ai utilisé un crochet de gros calibre et utilisé la laine en double. Elle était très contente et moi aussi...

Et voici le famueux "tube" avant assemblage. Ce modèle est un jeux d'enfant, je ne m'en lasse pas!!!

Et voici le famueux "tube" avant assemblage. Ce modèle est un jeux d'enfant, je ne m'en lasse pas!!!

Une petite robe très 70's pour faire comme maman, à porter par dessus un tee shirt à manches longues et un leggins et des bottes... De quoi avoir bien chaud l'hiver et rester girly!

Une petite robe très 70's pour faire comme maman, à porter par dessus un tee shirt à manches longues et un leggins et des bottes... De quoi avoir bien chaud l'hiver et rester girly!

Cela m'a presque donné envie envie de me faire la même:)

Cela m'a presque donné envie envie de me faire la même:)

Ces dernières semaines ont été plus que chargées au niveau de mon planning tricot. Je tenais à terminer tous les projets que je m'étais fxés pour ma petite nièce qui va bientôt arriver et dont je vous avais déjà montré quelques ouvrages...

Je vous avais promis de vous montrer les derniers! J'ai donc crocheté ce petit bibi à fleur, ainsi que cette "turbutube" (turbulette en forme de tube), expression géniale inventée par ma Rosie Papillon! Je voulais une turbulette facile à enfiler et originale, alors je n'ai cousu aucun côté! Bébé pourra ainsi passer sa tête facilement et ma sister n'aura pas de mal à lui enfiler rapidemment. J'espère que ce petit "sur-tout" psychédélique accueillera les faveurs de bébé et sa maman:)

Petit bérêt pour bébé coquette

Petit bérêt pour bébé coquette

La fameuse "turbutube" qui se ferme avec des petits rubans choupis.

La fameuse "turbutube" qui se ferme avec des petits rubans choupis.

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Pour compléter le petit baluchon de naissance, j'ai voulu crocheter un châle pour ma soeur, un "châle de maman" qu'elle pourra porter lors de ses levers nocturnes pour nourrir bébé et la bercer...J'ai choisi des tons doux:

Mes derniers tricots épisode 4!!!
Mes derniers tricots épisode 4!!!

Et voilà, après avoir tout lavé, séché au bon air sur ma terrasse, j'ai tout plié, empaqueté avec amour dans un joli baluchon de naissance. La cigogne peut arriver.

 

Ces dernières semaines ont connu un ballet incessant de colis entrants et sortants, une vraie usine:)! Des paquets sont partis, d'autres sont arrivés (c'était mon anniversaire il y a peu et j'ai encore été très gâtée cette année!)

 

Pour remercier La Fée Mint, une copinaute rencontrée sur Instagram, de m'avoir envoyé gentiment de jolis magazines de tricot vintage, je lui ai crocheté quelques fleurs, ainsi qu'une manique en crochet:

Mes derniers tricots épisode 4!!!
Mes derniers tricots épisode 4!!!

Une autre copinaute, Mon Arbre Magique,  m'avait commandé une guirlande en tricot à partir d'une photo, c'était la première fois que j'en faisais, j'ai dû chercher le tuto de ces petits  triangles et j'en suis très contente parce que je vais en refaire plein d'autres!

Petit essai de la guirlande terminée dans mon jardin! Je crois que sa destinatrice était contente!

La guirlande n'a pas échappé aux yeux de ma poupette.... Du coup je lui en prépare une en secret pour on anniversaire!

La guirlande n'a pas échappé aux yeux de ma poupette.... Du coup je lui en prépare une en secret pour on anniversaire!

Mes derniers tricots épisode 4!!!
Mes derniers tricots épisode 4!!!

Et puis c'était l'anniversaire de mon aminaute Roseline Papillon alors je lui ai crocheté ce sac boule, un modèle que j'aime faire, et qui permet toutes les fantaisies. J'ai crocheté celui-là façon bohème, avec petits rubans et boutons de bois:

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Pour remercier ma copinaute Debymum pour le sublime haut que je lui avais commandé, je lui ai crocheté ce petit bérêt coloré:

Technique de broderie que vous connaissez bien maintenant, j'aime ajouter des trucs sur mes lainages!

Technique de broderie que vous connaissez bien maintenant, j'aime ajouter des trucs sur mes lainages!

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Oh et puis un jour que je m'ennuyais, j'avais 10 minutes à tuer, je me suis dit "Pourquoi ne pas redonner vie à ce vieux pull tube que j'avais massacré en voulant le rallonger, un carnage, et qui depuis survit dans un sac plastique?"

Et me voici à ajouter des rangs ici, des rangs là, à augmenter un col qui était trop échancré, et puis me voilà avec un hybride crop top à queue de pie, oui ça existe et c'est moi qui le porte, aucun complexe, je ris beaucoup beaucoup lorsque je porte ce genre de truc.

 

Bordures façon "écailles de poisson" ou de sirène...

Bordures façon "écailles de poisson" ou de sirène...

Mes derniers tricots épisode 4!!!

Un jour que ma gentille mamounette m'avait offert des pelotes très jolies (comme souvent d'ailleurs, elle est mon fournisseur officiel), j'ai eu l'envie irrépressible de me crocheter un manteau. C'était les vacances de février, j'avais une semaine de congés devant moi... Oh délice!!!! En 7 jours il était plié!!!

C'est "Bruyère", à cause des jolies teintes sourdes qui me parlent beaucoup.

Mes derniers tricots épisode 4!!!
Mes derniers tricots épisode 4!!!
Mes derniers tricots épisode 4!!!
J'ai eu bien chaud avec Bruyère en cette fin d'hiver... Il m'attend désormais sagement dans ma penderie. L'automne arrivant, il saura m'accompagner dans les soirs tombants, les crépuscules odorants...

J'ai eu bien chaud avec Bruyère en cette fin d'hiver... Il m'attend désormais sagement dans ma penderie. L'automne arrivant, il saura m'accompagner dans les soirs tombants, les crépuscules odorants...

Et, Last but not Least, mon petit dernier... un petit gilet que je suis en train de terminer, parce qu'ici le matin il fait parfois frisquet, et que j'avais envie de me faire un petit truc pour moi . J'ai eu envie de lui coudre quelques appliqués en tissu... Je suis en train de lui mettre la dernière main. Je vous le montrerai fini d'ici peu.

Un énième gilet fait avec des restes de laine!

Un énième gilet fait avec des restes de laine!

Mes derniers tricots épisode 4!!!
Comme une envie d'être très très babouchka!:)

Comme une envie d'être très très babouchka!:)

4

Et voilà cette saga tricot qui se termine...Je suis contente d'avoir pu tricoter, crocheter toutes ces choses pour moi et pour les autres. Ce sont mes cadeaux du coeur, ma façon d'être avec ceux pour qui je le fais, ma présence au monde, mon langage, mon évasion aussi. Ma déténte, ma souffrance, mon caprice. Un exutoire comme un autre qui m'aide à me montrer telle que je suis.

 

J'espère que ce petit tour d'horizon vous aura plu. Je vous embrasse bien fort.

Publié dans MON CROCHET FOU

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Ma vie de maman (tu vas avoir 8 ans)

Publié le par Karische

Hello my lovelies!

Est ce parce que ma soeur va accoucher dans quelques semaines? Est ce parce que nous avons reparlé ensemble au téléphone hier de mon accouchement il y a 8 ans ?

Depuis quelques jours je pense... A ma vie, à ce qu'elle est, à l'orée de la quarantaine (je vais bientôt avoir 38 ans), de ce que j'aimerais faire (écrire un livre, deux livres, chanter, lancer une collection...), de ce que je me fixe de faire (cultiver mon jardin, le "petits pas"), de ce que je fais déjà (travailler, prendre soin de ma famille, élever ma fille, entretenir ma maison, crocheter, tricoter).

Je pense à ma vie de maman... maman-boulot, maman-gémeaux, maman-bargeot. La folle du quartier, aux pulls colorés, à la grille déglinguée, qui ne tond pas sa pelouse. Celle qui a la haie qui déborde, le coeur qui déborde, le souffle court. Qui essaie d'essayer, qui essaie d'y arriver. De t'aimer comme il faut, de t'accorder le temps qu'il faut pour que tu grandisses bien, que tu t'épanouisses bien. Sans que tu aies trop de valises, mes valises, mes sacs trop remplis, à porter. J'essaie que tu n'aies que des attachés case. Parce que c'est plus chic, plus anglais, et plus légers, moins lourd à porter.

Huit ans bientôt que tu as investi ma vie dans ses moindres recoins.

Je ne peux pas repenser à la première fois où je t'ai vue, avec ta petite tête si fragile et déjà si belle, sans avoir les larmes aux yeux...

Huit ans que je me lève toutes les nuits pour vérifier tes draps, ta respiration, ton cou, le chauffage, la veilleuse à éteindre. Les sirops, les gouttes, les mouchorios. La brosse, les élastiques. Marcher pieds nus sur un légo.

Huit ans que je rouspète pour que tu ranges ta chambre (que tu ne ranges jamais ou si rarement).

Il y a 8 ans je suis rentrée dans un tourbillon. Le tourbillon de la maternité. Et là tout s'est bousculé. Comme dans un sac trop rempli.Tout s'est retrouvé pêle-mêle, mes envies, tes besoins, nos désirs. Il a fallu tout bien faire cohabiter, et cela n'a pas été facile. L'amour a toujours été gagnant, a été bien plus fort que toutes les larmes de découragement.

Huit ans que je cours après le temps qui me fuit. Après l'énergie aussi. Si je pouvais vivre la nuit, aussi. Jardiner la nuit, faire mon ménage la nuit. Si j'avais cent bras, mille bras. Comme shiva.

Aujourd'hui mon sac est trop rempli, et à la mesure de mes envies, qui se décuplent, et mon énergie qui s'amoindrit, je ne sais s'il faut que je me presse ou que je ralentisse. Au tourbillon de la vie, avec toi qui grandis, s'est ajouté un autre tourbillon, un autre flot (flow?), celui de l'écriture. Une urgence me presse en ce moment, écrire, écrire... D'abord le livre du Caravansérail, j'en caresse l'idée depuis quelques mois, il est déjà pas mal avancé... La démarche n'est pas facile, mais elle est nécessaire. J'écris aussi parallèlement un livre-cahier pour mon père, qui est le fruit de recherches généalogiques sur mon arrière-grand-père écrivain, metteur en scène, réalisateur et poète Russe, et mon arrière grand-mère pianiste virtuose polonaise,  une histoire qui s'avère fascinante (et un peu destabilisante aussi... ).

Ceci est pour moi un prélude à toute autre forme d'écriture. Savoir d'où l'on vient... C'est nécessaire pour savoir où l'on va. J'accouche de ce livre. Comme j'ai accouché de ma fille il y a 8 ans. Comme j'accoucherai du livre sur mon Caravansérail. J'aurai encore d'autres enfants: des chats, des livres, des châles. Des idées. Ridée. Diminuée. Grandie.

J'écris aussi autre chose, de la poésie, des contes pour enfants. Ce qui me taraude, c'est le moyen de diffuser tout ça. C'est terrible d'avoir la matière première qui afflue et de manquer de temps et de moyens pour le concrétiser ... Maison d'Edition? Edition à compte d'auteur? Auto-édition? Je ne sais comment m'y prendre.

J'ai peur d'oublier...J'ai mille carnets, cahiers. De repas, de citations, d'émotions. Tant d'espace à gribouiller et si peu de temps à y consacrer. Difficile de tout arrêter quand une image, une scène arrive dans ma tête. Je me vois mal stopper dans la rue pour sortir mon carnet! Ces "impressions-soleil levant" arrivent sans crier gare dans la journée et demandent à être incarnées, concrétisées! Si je ne le fais pas, elles le prennent mal et se vengent, les bougresses, en me plongeant dans un spleen vicieux. J'ai longtemps cherché le "media" au travers duquel exprimer ce que j'avais dans le coeur. Je me suis servie longtemps du crochet et du tricot (et je continue encore!) pour imprimer un peu de mon paysage intérieur, mais certains tableaux ne s'emmêlent pas dans mes mailles et il me faut alors les mots pour exprimer mes senteurs de bruyère, de thym et de grandes plaines. Foulards de Pétroucka, chevauchées brumeuses et humides, feux de bois et pentes escarpées.

J'ai le sentiment d'avoir fait un grand pas aujourd'hui en écrivant tout cela.

Ma vie de maman, c'est tout ça en même temps. Des lignes qui se touchent, qui se croisent. Des destins qui se mêlent, s'emmêlent: le mien, celui de ma fille, celui de mon mari. Que vais-je laisser à ma fille? Je voudrais tant lui laisser de l'écrit, des mots qui lui diront qui était sa mère, car connaît-on vraiment ses parents? Je voudrais qu'elle puisse se dire "Ma mère, faisait ce qu'elle pouvait. Voici comment elle se débrouillait. Elle m'aimait. "

 

Je vous laisse avec ces mots, mes larmes de maman, qui pleure parce que son bébé va bientôt avoir...

8 ans.

 

 

Mes derniers tricots (troisième partie)!

Publié le par Karische

Mes derniers tricots (troisième partie)!

Hello my lovelies!

Comment allez-vous?

Oui...je l'ai bien mariné, celui-là encore!!! Cet article que je vous avais promis sur les petits ouvrages, mini-mini, sweety sweety, pour ma mini-nièce, mon petit bout de chou qui va bientôt pointer son nez. Autant vous dire qu'à cette annonce il y a quelques mois, j'ai comme qui dirait "disjoncté" de l'aiguille, divagué du crochet, perdu les pédales de la pelote...

Bref! Il m'a fallu un certain temps pour réaliser la nouvelle d'une part, c'est le premier bébé de ma soeur, ma petite soeur! C'est fou de se dire qu'elle va avoir un enfant, elle aussi... d'autre part, que j'allais être tata, oh my God!!!!!

Ensuite, je me suis mise à penser à tout ce que j'avais envie de lui tricoter, crocheter, et là, ça a été le drame.

Les idées se bousculaient, j'étais presque en panique. Oui car quand l'émotion s'en mêle avec mon tricot, ça devient un truc tout guimauve. Je ne me suis pas démontée, j'ai commencé par faire des recherches de petits modèles qui me plaisaient et j'ai fait des dôôôôssiers informatiques... oui, c'est sérieux!!!! Histoire de bien classer tout ça dans ma tête aussi. Et pour la première fois de ma vie j'ai dû faire un PLANNING TRICOT!!!!! Non mais allol ?!?(contraction de "allo" et "lol")

Eh oui, un planning tricot, avec des échéances et tout, pour être prêêêête le jour J!!!!!! Avoir tout son petit trousseau prêt à la jeune mouchette! (non, son prénom ne sera pas Mouchette).

Enfin... Après m'être bien stressée avec cette histoire de planning (ou comment se noyer dans un verre d'eau, sinon, sachez que j'ai de vrais problèmes de grandes personnes des fois, pas que des problèmes de plannings:), après tout ça, j'ai commencé à manier l'aiguille. Voici, à ce jour, la liste en photos du petit trousseau de Mademoiselle.

 

 

Voici le tout premier ouvrage que j'ai crocheté pour elle: une petite brassière vintage sans modèle, crocheté au fil de mon coeur bouleversé...

Voici le tout premier ouvrage que j'ai crocheté pour elle: une petite brassière vintage sans modèle, crocheté au fil de mon coeur bouleversé...

Puis, comme comme je fais pour chaque petit bébé qui naît chez mes proches, j'ai crocheté une petite couverture en granny giant!

Puis, comme comme je fais pour chaque petit bébé qui naît chez mes proches, j'ai crocheté une petite couverture en granny giant!

De douces heures roses, orangées et crème...

De douces heures roses, orangées et crème...

Et voilà, la couverture est prête pour enlacer mademoiselle!

Et voilà, la couverture est prête pour enlacer mademoiselle!

Des petits chaussons faciles à enfiler...

Des petits chaussons faciles à enfiler...

Puis je me suis lancée dans ce petit modèle de petit paletot Phildar!

Puis je me suis lancée dans ce petit modèle de petit paletot Phildar!

Mes derniers tricots (troisième partie)!
Et voilà le petit platetot terminé! J'ai ajouté deux petites fleurs pour le côté girly:)

Et voilà le petit platetot terminé! J'ai ajouté deux petites fleurs pour le côté girly:)

J'ai également crocheté une petite charlotte à fleur et je viens de terminer une "turbutube" (= traduisez turbulette tube, expression magnifiquement tournée par ma Roseline Papillon;). Il me reste les fils à rentrer et à coudre les boutons qui jalonneront les côtés pour que ce soit facile à enfiler pour ma soeurette. Je ne manquerai pas de mettre l'article à jour de mes réalisations!

 

J'espère que ce petit tour d'horizon façon "baby boo"vous a plu!!!!

 

Je vous embrasse fort mes lovelies!

Publié dans MON CROCHET FOU

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Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Publié le par Karische

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Hello my lovelies!

J'espère que vous allez bien!

Comme promis, voici le deuxième épisode de mes aventures tricoteuses!

Après mon pull tube et ma veste tube, j'ai eu envie de changer un peu de modèle, je me suis donc mise en quête d'un modèle de pull en tricot simple, que je pourrais adapter à mon stock de laines variées, et avec lequel je pourrais utiliser les belles pelotes KATIA que le Père Noël m'avait apportées...

 

J'adore cette qualité de laine chez KATIA, le fil change de couleurs au fil du temps, et donne un effet de rayures sans avoir à changer de laine, c'est génial! Et puis les nuances sont tellement belles...

J'adore cette qualité de laine chez KATIA, le fil change de couleurs au fil du temps, et donne un effet de rayures sans avoir à changer de laine, c'est génial! Et puis les nuances sont tellement belles...

J'ai jeté mon dévolu sur ce modèle vintage (merci Mamie Mousse! ;)

Il est en jersey, ce qui change un peu du point mousse, et il a des côtes deux sur deux aux manches et au col.

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Je me souviens avoir composé mes harmonies pour ce tricot, le dernier jour des vacances de Noël, la veille de la reprise... J'avais un peu le coeur gros, et je me suis remontée le moral avec une bonne dose de laine!

Ce tricot est monté assez vite, j'étais très motivée, et je n'avais pas encore de douleurs occasionnées par le tricot intensif (ce qui a bien changé depuis, j'ai aujourd'hui d'intenses douleurs cervicales qui m'obligent à quitter le tricot pour un temps).

Comme à mon habitude, j'ai mélangé les brins de laine que j'ai glanés de ci de là, avec les pelotes de laine neuves.

Comme à mon habitude, j'ai mélangé les brins de laine que j'ai glanés de ci de là, avec les pelotes de laine neuves.

Tisane verveine, jacinthe et tricot: 3 éléments vecteurs de joie! La bouillotte c'est moins cool, vous devinez pourquoi...

Tisane verveine, jacinthe et tricot: 3 éléments vecteurs de joie! La bouillotte c'est moins cool, vous devinez pourquoi...

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Et de soir en soir, de week-end en week-end, ce pull a été vite presque fini!

Je lui ai fait une petite broderie sur une manche pour rigoler;)

Je lui ai fait une petite broderie sur une manche pour rigoler;)

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Puis, un beau jour, il fut fini, et je me mis à le coudre. Je rentrai les fils et j'y étais. Je l'essayai.

 

Et il était trop petit.

Je vous entends déjà: "Comment Karische, tu ne l'avais pas essayé avant, histoire d'être sûre, avant de coudre???" Eh bien non!!!! C'est tellement conventionnel!!! Ce n'est pas drôle sinon!!! C'est tellement mieux d'avoir tout à défaire après.... Ah.... Je me suis maudite sur ce coup-là, mais j'apprends à chaque fois, et puis ce que j'aime par dessus, c'est que la difficulté m'oblige à être créative, inventive et ça c'est le summum de l'amusement!

Voici donc ce que j'ai entrepris de faire: j'ai défait les coutures, puis j'ai augmenté la largeur du dos et du devant grâce à quelques rangs de crochet, puis j'ai relevé les mailles des manches et du col et continué les côtes en tricot et là c'était enfin bien!

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Ah le bougre... Il m'en a fait voir de toutes les couleurs celui-là!!!

Mais j'étais tellement contente d'avoir un autre petit OTNI (= Objet Tricoté Non Indentifié) de mon cru!!!

Mes derniers tricots (deuxième partie): l'OTNI qui était un fameux bougre

Et voilà pour aujourd'hui mes lovelies! Dans un autre épisode je vous montrerai les petits ouvrages que j'ai confectionnés pour la petite baby girl de ma soeur qui va bientôt naître! C'est un grand bonheur pour moi cette naissance, je suis très émue, c'est le premier bébé de ma soeur, c'est ma première petite nièce, et j'ai beaucoup de plaisir à lui tricoter et crocheter des petites choses pour lui montrer que sa Tata l'aime déjà de tout son coeur...

 

Bon dimanche mes lovelies!

Bande originale de cette histoire:

Publié dans MON TRICOT

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