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62 articles avec mes moments forts

Le pouvoir de la soupe sur l'âme

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

Voilà un titre qui peut faire rire tant le rapprochement de ces deux concepts (la soupe/ l'âme) semble incongru de prime abord! Et pourtant!

Comme tous les rituels, faire une soupe peut être d'un grand réconfort au quotidien...

Dans la continuité de mon dernier article, je vous propose ce texte écrit l'année dernière. J'espère qu'il vous plaira.

Je vous embrasse.

 

Le pouvoir des soupes sur l'âme

 

Quand je mets la marmite sur le feu, j'ai le cœur qui chante.

 

Ma vie a changé depuis que je fais des soupes.

Elles ont de nombreux bienfaits. D'abord diététiques, elles sont bonnes pour le corps, avec leurs multiples légumes, on peut tout mettre dans une soupe! Des carottes, des oignons, du chou! Des poireaux, des pommes de terre, du radis noir! Avec un bouillon cube et de l'eau, elles constituent une formidable mise en bouche pour les repas d'hiver. A la maison, nous en mangeons dès septembre jusqu'à l'arrivée de l'été, quand les salades de tomates et les melons bien mûrs prennent le relais.

Elles ont un fort pouvoir rassasiant, et prises en entrée, elles diminueront fort la gloutonnerie par la suite. Ainsi une petite part de féculent, accompagné d'une bonne compote de pommes maison vous nourriront plus que vous ne l'imaginez, parce que tout cela nourrit votre âme aussi...

 

Car la soupe nourrit l'âme. Chaque fois que je mets la marmite sur le feu, j'ai le cœur qui chante. Parce que c'est un geste répétitif, je fais de la soupe toute les semaines, c'est un rituel. Parce que c'est aussi un geste ancré dans les âges, qui m'inscrit dans une lignée. Une lignée de femmes qui comme moi ont épluché carottes et oignons, fatiguées de leur journée, le soleil et leur échine déclinant. Qui ont basculé ces légumes épluchés, lavés, coupés, d'un coup sec dans l'eau froide. Effectuer ces gestes ancestraux, même si ma marmite cuit sur des feux à induction et non plus sur un poêle à bois, me rend heureuse.

 

Chaque fois que je répète ces gestes, je le fais en pleine conscience, sans penser à autre chose. Je pense aux bienfaits que cette soupe va nous apporter à moi et les miens. A nos corps, à nos âmes. Aux vitamines qui vont nous donner de l'énergie. A la douce chaleur qu'elle va répandre en nous. Et cela me rend heureuse. Mon bonheur est une soupe mijotée.

 

Je pense aussi que de la répétition du geste naît une sorte de vérité. L'habitude, le rituel, nous approche d'une essence. Je pense aussi que plus la répétition s'étend dans le temps, plus nous touchons du doigt cette vérité. Comme si la vie, cadrée de ces rituels, débarrassée des superflus, pouvait enfin donner son plein éclat et nous en faire saisir toute la beauté... A rebours de tout ce qui a cours aujourd'hui, où sont décriées les habitudes, le "train-train" et où l'on loue les vertus de la surprise, de la nouveauté, du "toujours tout recommencer", je m'inscris dans une continuité, car mon bonheur est une soupe mijotée.

 

Karische-Mars 2016

Quelques textes bien-être pour 2017

Publié le par Karische

Quelques textes bien-être pour 2017

Hello mes lovelies!

Avant toute chose, je tiens à vous souhaiter une très jolie année 2017. Merci d'être toujours là à mes côtés pour venir me lire, merci de vos gentils petits mots ici durant toute l'année 2016, merci pour votre bienveillance et votre fidélité. Je vous souhaite le meilleur pour 2017, le meilleur du cœur.

 

Quelques textes bien-être pour 2017

L'année 2016 a été pou moi la découverte de mon envie d'écrire. J'ai écris cette nouvelle, Alizée, mais aussi d'autres textes, qui traitent de bien-être, de ma façon d'envisager le quotidien, entre yoga, pleine-conscience et réflexions...

Entre 2015 et 2016, j'ai essayé de mettre à profit les difficultés que je rencontrais (comme nous tous!) pour développer des stratégies. J'ai compris que si les difficultés, les épreuves, jalonnent la vie, la façon de les aborder et de les vivre en suivant peut tout changer. Cela paraît banal à écrire, mais cette évidence est au cœur de nos vies, elle en un un des ressorts.

J'ai donc écrit quelques textes qui résument assez bien ces stratégies du bonheur. J'ai envie de les partager avec vous.

J' ai déjà publié des textes de cette trempe, qui a leur manière, illustraient déjà cette envie de "coucher sur le papier" ces sortes de petits "pas-à-pas du Bonheur",  tels que "Tricoter et crocheter durable", "Des vacances dépaysantes sans partir de chez soi" ou encore "Economiser sur le montant de ses courses", "Mon rituel de la tisane" ou aussi"Passion vaisselle vintage".

J'aime partager ces textes-doudous. 2017 est donc l'occasion de vous en livrer quelques autres!

Aujourd'hui je vous propose un texte qui s'appelle "Désirer ce que l'on  a". Il me paraît tout doux pour commencer l'année.

Désirer ce que l'on a

Désirer ce que l'on a , l'aimer, le choyer. L'embrasser. L'observer. Le remiser. L'oublier, un peu et puis le ressortir.
C'est un peu ce que je fais avec tout ce que j'ai.

J'aime et je désire toute la vaisselle que j'ai chinée avec amour. Que l'on m'a offert aussi. Je l'observe souvent, je la mets en scène différemment. Je la photographie. Je l'imagine dans d'autres offices, détournée de sa fonction première, dans d'autres scénographies culinaires. J'invente des repas à thème, où mes chines seraient si jolies...
Je la range pour l'oublier un peu puis des mois après je la ressors et c'est toujours un bonheur renouvelé que de la désirer à nouveau.

Chaque fois que j'ai été insatisfaite de ce que j'avais, avec l'envie de tout changer, c'est en fait de moi dont il s'agissait... Il y avait du ménage à faire dans mon petit intérieur, là tout en dedans dans mon petit cœur. Il y avait des pensées, des impressions ou des rancœurs qui demandaient à être évacuées. Des pensées qui demandaient à être renouvelées. Une fois ce travail fait, je recommençais à désirer ce que j'avais. Ne confondons pas notre ETRE avec nos AVOIRS. Lorsque nos désirs de possessions se font plus pressants, c'est en fait notre envie de grandir, notre âme qui nous crie qu'elle étouffe! Et qu'il est temps de faire un peu de ménage...

Désirer ce que l'on a c'est très économique. C'est aussi très reposant. Poser un regard bienveillant sur son doux foyer, se remémorer les origines de chaque objet, qui nous l'a offert, dans quelles circonstances, pour quelle occasion, me fait toujours beaucoup de bien. C'est regarder un tout, une œuvre qui s'est doucement constituée, au fil des jours. Quelque chose qui s'ancre dans l'éternité.

Désirer ce que l'on a c'est réparer la fermeture de ce jean qui vous va si bien, mais que vous ne mettiez plus parce que vous aviez la flemme de sortir votre fil et votre aiguille, c'est fouiller dans son garage et vous dire que ce petit meuble, oui, bien nettoyé et repeint fera tout aussi bien l'affaire qu' un meuble neuf.
Avez-vous déjà ressenti la grande satisfaction de pouvoir reporter un vêtement reprisé? Si non, vous devez essayer!
Avez-vous essayé de customiser, remettre au goût du jour un vieux vêtement et puis arborer fièrement votre nouveauté, sans avoir rien dépensé?
Désirer ce que l'on a, c'est regarder votre garage, votre garde-robe, et vous dire que oui, tout est là. Vous n'avez besoin de rien. Vous avez tout. Quel sentiment de plénitude. Vous avez l'essentiel.

A travers votre histoire, vous avez constitué, pas à pas, chose après chose, un petit nid, en fonction de vos désirs, de vos besoins, de vos épreuves. Et tout cela veut dire quelque chose. Je ne suis pas d'accord avec la tendance actuelle qui est de nettoyer par le vide, de se débarrasser de toutes nos affaires pour soi disant se sentir mieux. Je pense que le nettoyage est avant à faire en soi-même, ses pensées, son "petit intérieur", beaucoup moins sur ses possessions matérielles, qui, si elles disparaissent de notre foyer, seront automatiquement remplacées par d'autres...Vous rachèterez c'est évident, la nature n'aime pas le vide. A moins de se diriger vers une vie ascétique et monacale, qui nécessite un gros effort et qui est peu compatible avec nos modes de vie actuels, notre désir de dénuement matériel ne dure jamais bien longtemps. Et le risque alors est de racheter tout ce qui nous manque, cette petite part d'éternité qui sommeillait dans nos objets. Il est bien plus utile à mon sens de fonctionner sur nos acquis en recyclant, détournant de leurs fonctions ce que nous avons déjà avant de racheter autre chose.

Globalement, la tendance assez radicale de tout jeter et de tout recommencer, qui est  valable pour les objets, mais aussi pour les relations humaines (combien de ruptures fracassantes, de déracinements de nos jours?...) me semble assez dangereuse. J'aime l'idée d'une continuité, d'un prolongement, des relations et des choses. Bien-sûr, le renouvellement, la remise en question est nécessaire pour que cette continuité soit viable et agréable, source d'enrichissement et de plénitude. Mais le tout dans la douceur... Changer les choses un petit peu chaque jour, c'est tellement plus facile, plus doux... Tout aussi mobilisant, car on le fait en conscience, mais tellement plus humain. Décider que l'on veut maigrir, que l'on veut devenir heureux, que l'on veut une maison rangée, que l'on veut améliorer ses relations avec les autres, que l'on veut écrire... Tout cela prend du temps. Et mobilise ce que l'on a déjà en soi. Ne mobilise que cela d'ailleurs. Il est vain je trouve de penser que tout cela vient de ce l'extérieur (des autres!) Personne ne saura déclencher chez vous l'impulsion. La petite flamme est en vous. Il vous suffit de trouver la braise sommeillante, de souffler doucement dessus chaque jour et vous verrez... Vouloir changer quelque chose chez soi-même ou dans sa vie, c'est aussi désirer ce que l'on a. Il faut savoir aller à sa rencontre.

 

Quelques textes bien-être pour 2017

Doux week-end mes lovelies.

Publié dans MES MOMENTS FORTS

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"Vers Alizée" (Nouvelle)- 4ème chapitre et fin!

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien...

Merci pour vos passages ici pour me lire, et retrouver notre Alizée. Vos petits mots me touchent ainsi que vos visites.

Aujourd'hui je vous livre le quatrième et dernier chapitre de ma nouvelle. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.

Chapitre 4

 

L’après-midi même, je me baladais au marché du village. J’avais besoin de me rassembler moi aussi, mes nerfs commençaient à prendre le dessus. Le manque de sommeil à l’hôtel (je détestais dormir en dehors de chez moi, c’était ballot pour une journaliste…) et les émotions fortes dont j’étais assaillie un peu trop souvent à mon goût me laissaient laminée et je me sentais un peu partir.

 

C’est cet état « on the verge » que Serge recherchait, il savait que c’était comme ça que j’étais la meilleure. Au bord de craquer, là où tout se mélangeait, mon cœur, mon corps qui flanchait, mon esprit qui s’embrumait… Le salaud, il m’utilisait. J’avais horreur qu’on m’utilise.

 

Je marchais. M’aérais. Soudain, d’un détour d’œil, illusion cutanée, pupille dilatée : les bottes du moujik. Il était là et tenait un stand. Je trouvai sa présence ici plutôt étonnante, je l’aurais plutôt imaginé roulant du bois ou charpentier. Il vendait du miel et des petits fromages tout secs comme de la pierre.

Derrière lui (tout ça observé à la dérobée), une camionnette blanchâtre un peu usée. Les portes de l’utilitaire étaient grandes ouvertes, laissant l’air caresser les grandes cagettes de petits crottins bien alignés. Mon iris fut attiré par une curiosité fleurie. Là, dessous la première cagette. Coincé, à peine visible, un foulard russe. Mon cœur se mit à s’accélérer, mes entrailles à se serrer et une violente douleur au bas ventre fit ma gorge se serrer. J’avais déjà vu ce foulard. Je savais déjà à qui il appartenait. Ma douleur augmenta.

 

 

J’attendis le soir pour retourner vers Alizée. Au lieu de prendre à droite le petit chemin qui menait à la maison, je prenais à gauche pour découvrir et me changer les idées. J’avançais dans le petit bosquet enflammé de crépuscule. Des cris étouffés, et des rires.

-Chto ti dielaech ? (une femme)

-Nichego… (rires de gorge, séducteur et enfiévré, voix rauque et puissante, manifestement je vais déranger. Tant pis. Cela me ferait des souvenirs).

 

Je m’avançai un peu plus et je découvris une scène païenne, fraîche et musquée.

 

Face au torrent, nus et cheveux tout deux dénoués, leurs deux corps à moitié immergés, se tenaient face à face le moujik et Alizée. Les yeux dans les yeux, cœur contre cœur, les mains de l’un dans les cheveux de l’autre.

J’en avais le souffle coupé. Je comprenais enfin… Ces deux-là s’étaient construit une légende, une histoire bien à eux et l’avaient magnifiée. Las d’une vie commune qui toujours sépare les amants, ils avaient décidé de se séparer pour mieux se retrouver.

 

Le moujik avait quitté la maison et était parti s’installer dans le village à côté. Chaque jour il venait voir son amour, avec sa petite camionnette et parfois lui volait des bouts d’elle avant de partir. Un foulard, une mèche de cheveux. Chaque nuit ils se retrouvaient ici, pour de merveilleuses baignades, fiévreuses et lourdes de sensualité.

 

Ils avaient fait ce choix lourd de sens et ne l’avaient jamais regretté. Je regardais ce couple d’un romantisme fou qui se nourrissait de l’absence, et ils me donnaient une leçon de vie extraordinaire. On peut faire de sa vie un roman, construire son histoire et en faire un enchantement.

Leurs enfants n’étaient ni morts ni en fuite. Ils étaient juste grands… Ils étaient partis faire leurs études tout simplement.

 

Ah ! Les gredins ! Ils m’avaient bien roulée ! Je leur en voulais presque ! Jusqu’à ce qu’Alizée, dans un lent mouvement, tourne sa tête vers moi et m’adresse le plus doux et le plus renversant des sourires…

Mes yeux coulent encore de ce beau soir d’été.

 

 

Epilogue

 

-Serge, j’ai terminé.

-Tu es tombée amoureuse ?

-Oui. Deux fois.

-C’est bon tu peux rentrer.

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Ainsi s'achève notre aventure avec Alizée... J'ai aimé l'écrire, vivre dans son sillage pendant quelques semaines avant l'été. J'ai terminé de l'écrire en juillet, pendant mes vacances et cela m'a beaucoup remuée. Puis j'ai remanié un peu le récit au mois d'août en suivant les remarques de ma team "relecteurs". Merci encore à eux.

Si vous avez aimé Alizée, vous pourrez la retrouver un peu grâce à sa sœur, qui s'est gentiment manifestée il y a quelques semaines et qui occupe depuis mon esprit en filigranne et en permanence. Je pense que vous l'aimerez. Moi je l'aime. Elle est généreuse et vraie.

 

Je vous laisse à présent mes lovelies, la prochaine fois je vous parlerai de ma couture boulimique!

A très vite!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

Vers Alizée (Nouvelle)- Chapitres 2 et 3- par Karische

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien?

Comme promis, aujourd'hui je vous livre les chapitres 2 et 3 de "Vers Alizée". J'espère que la lecture vous plaira. Merci de vos gentils retours de la semaine dernière!

Bonne lecture:)

 

Vers Alizée- par Karische

 

Chapitre 2

 

J’avais un peu mauvaise conscience ce jour-là lorsque j’allais retrouver cet homme qui avait quitté Alizée voilà quelques années.

 

Elle n’avait jamais su où il était parti, et pourtant il suffisait d’ouvrir l’annuaire pour trouver son nom et son numéro de téléphone. Il ne voulait pas se cacher. Il voulait peut-être même qu’on le retrouve…

Ils vivaient à quelques kilomètres l’un de l’autre et Alizée ne le savait même pas. Je pense qu’elle ne voulait pas le savoir. Lorsqu’il était parti du domicile conjugal c’était un renoncement, il avait renoncé à l’aimer. Il s’était enfui et voilà. Le pire, c’est que j’étais sûre qu’elle l’attendait! Et qu’elle imaginait qu’il arriverait de très très loin pour l’embrasser et l’enlever. Ah… L’Âme des Russes… Romantiques et flamboyants. Fébriles de désirs fous, infatigables vivants.

Alizée était très romantique.

 

La maison du moujik était vieille, usée. Basse. Les volets touchaient presque le sol. Je n’osai ni sonner ni frapper. Dans un souffle, la gorge serrée, mon cœur s’emballant comme à l’avance pour un autre cœur que je ne connaissais pas, je criai :

 

-Monsieur Lahmert ?

 

En guise de réponse, un choc, une rencontre. Il était là.

Deux mètres enrubannés de coton épais, ceinturé à la taille, caleçon de lin et chaussé comme de guêtres. Une puissance agricole, une douleur. L’homme est cathédrale. Il était sa taille, mais il était beaucoup plus que ça. Il était immense. Il aurait pu être petit, cela aurait été pareil.

 

J’étais comme anesthésiée. J’avais un trou dans le cœur rien qu’à voir ce type, rien que de penser à ce que cela devait être d’aimer un type pareil et comme on devait souffrir de ne plus en être aimée. Je tombai amoureuse une seconde fois en trois jours. D’un couple en plus. Serge n’allait pas être content.

Enfin, un ex-couple, mais plus je le voyais, s’avancer vers moi, prononçant des mots que je n’entendais pas, plus je me disais qu’ils étaient scellés, un couple à vie-un couple à mort.

Je n’ai pas pu lui parler ce jour-là, j’ai fui, bouleversée de cette rencontre. Bon Dieu, qu’il était poétique lui aussi !

 

 

----------------------------

Cette nuit-là je rêvais.

Dans une steppe, un homme. Il dansait ou plutôt paradait. Dans un mouvement de pivot, encadré par deux femmes qui le soutenaient par les épaules.

Son parement était un vaste, gigantesque poncho, doré, scintillant. Cette belle mécanique ! C’était sacré. Mi-chef indien, mi-Dieu païen, il avançait en s’appuyant sur les deux femmes sur lesquelles retombaient les pans de son habit. Ils tournaient ensemble. La rotation avait pour centre le poncho.

 

 

 

 

Le lendemain matin, j’appelai Serge pour le tenir au courant de l’avancement de mon reportage.

 

« Mais tu te crois dans un putain de film ou quoi ?

 

-Tu ne peux pas comprendre, Serge, ces deux-là sont des légendes… Ils se sont construit toute une histoire autour d’eux, c’est fascinant et pénétrant.

 

-Merde, Véro, t’en fais trop là… Je t’envoie faire un reportage sur une ex-ballerine et tu me sers des histoires de moujiks à la sauce steppe mongole ! Écoute, arrête-toi là, rentre et on verra ce qu’on peut faire avec ce que tu as déjà.

 

-Je ne peux pas rentrer. Je n’ai pas terminé. Ils n’ont pas terminé de me raconter leur histoire !

Il raccroche en même temps que moi, je crois que chacun a voulu raccrocher au nez de l’autre sans y parvenir. Malgré tout, on n’arrivait jamais à se fâcher vraiment avec Serge. Collés comme de la glu, binôme à vie. C’était plus fort que nous.

 

 

Chapitre 3

 

Je retournai vers Alizée le lendemain, passablement étourdie de ce voyage poétique que me faisaient vivre ces deux-là. De la tournure étrange que prenait ce reportage.

 

Du thé, des fleurs, des laines. Et du soin. C’est ce qui me frappait ici, et qui m’attirait aussi comme un aimant: tout ici témoignait de beaucoup de soin, son petit jardin, son intérieur. Tout faisait preuve d’une scrupuleuse volonté de vivre, de vivre quand-même.

 

Elle me fit entrer dans sa cuisine biscornue qui donnait directement sur le porche d’entrée. Je sentais une odeur que je ne connaissais pas.

 

Sur la gauche, une cuisinière à bois et une cheminée assez rudimentaires. A côté de la cheminée, une petite table rectangulaire avec une vieille toile cirée aux fleurs roses fanées et des épluchures. Elle faisait du bortsch. Voilà ce que je sentais. L’odeur de crème, de betterave et de bœuf mêlés me souleva un peu le cœur, avant de me le capturer pour toujours. J’ai depuis bien essayé de retrouver cet arôme en triturant la recette, jamais je n’ai réussi à recréer le bortsch d’Alizée.

Tout sentait délicieusement bon… le parfum de l’oignon, la chaleur douce et diffuse, les images s’imprégnaient dans ma rétine, tout respirait le bonheur tranquille.

Elle avait élevé son « économie ménagère »au rang de science, elle pratiquait le quotidien si bien.

Un vieux meuble orthodoxe qui devait provenir d’une église, peint en vert clair était plein de vaisselle. Au milieu du mur en face de moi, une ouverture en forme d’ogive menait au salon. Un rideau de perles en bois très seventies en gardait l’entrée, comme un cerbère.

 

A droite, une autre table, des tabourets et des chats. Certains dessus, certains dessous, ils étaient assez nombreux, peut-être sept. Et puis un grand meuble contre le mur, sorte de confiturier, remplis de conserves variées. Voilà une femme qui savait s’occuper : ses animaux, son jardin, sa maison, ses conserves… De quoi remplir une vie, même toute seule.

 

Le tout était assez sombre et théâtral, je levai les yeux au plafond et j’aperçus les voûtes d’ogive qui ornaient le « plafond » : on aurait vraiment dit une ancienne chapelle.

 

La table à repasser dépliée qui siégeait dans la cuisine, la pile de linge repassé qui trônait sur « la table au chat », tout était si trivial et en même temps si sacré. Alizée exécutait toutes ces tâches répétitives avec l’énergie des premières fois.

 

Tandis que je l’entendais parler à ses chats dans un charabia franco-russe uniquement compris d’eux, mes yeux glissèrent sur la vieille toile cirée aux épluchures, attirés par un morceau de papier blanc chiffonné. Elle était partie dans son salon, me laissant plantée là un peu mal à l’aise. Je me hâtai pour lire le petit mot :

 

« Prenons rendez-vous…

Si nos corps se sont éloignés,

Nos âmes, elles, n’ont jamais cessé de se tourner autour,

À rebours ».

 

Papillons dans le ventre. J’aurais bien aimé qu’on m’écrive ça. Alizée avait de la chance.

 

Elle revint, et j’allais essayer encore une fois de comprendre ce qu’il s’était passé dans la vie de cette femme.

 

« Alizée, pourquoi êtes-vous seule ici, dans ces montagnes, loin de Paris, vous qui avez connu une brillante carrière ?

 

Elle respire, souffle.

 

-Pour aller où ? Où voulez-vous que j’aille ? Ma peine, je l’ai dans mon cœur et mon cœur, je l’ai toujours avec moi. Il ne sert à rien de fuir. Au contraire.

 

Vous savez au début, ce qui m’a étonnée, c’est de continuer à manger. Continuer à respirer. J’avais l’impression de crever, mais je continuais à dormir, à me lever, à manger. La vie ne voulait pas me quitter. J’ai décidé de l’écouter. J’ai continué à cultiver mon jardin, à tricoter, à nourrir mes chats. Je n’ai pas parlé pendant un an. La voix ne sortait pas. Je notais mes desiderata sur des bouts de papier aux commerçants quand j’allais faire des courses. Pour le reste, comme j’ai arrêté de travailler à cause de ma maladie, ne plus parler n’a pas été un problème.

 

Je me mis à pleurer. J’étais épuisée par cette femme. Elle était trop intense, trop Russe, trop tout ! Elle m’envenimait, m’obsédait. Je la voyais, j’avais envie de l’imiter dans chacun de ses gestes, j’aimais son monde, tout ce qu’elle avait construit autour d’elle, tel un rempart contre les autres, contre la douleur, mais pas contre la vie.

 

Elle reprend :

 

-C’est lui qui me maintient ici, c’est pour lui que j’ai renoncé à un autre exil. Je l’attends.

 

(Je me gardais bien de lui dire qu’il était là, à côté d’elle, là tout près, dans le village voisin).

 

-Tu vois, même absent, il m’a ancrée dans cet endroit. Son aura est si forte, tout ici est lui, et c’est ça qui me retient. Il m’a donné une identité tu comprends ? J’étais éparpillée, et il m’a rassemblée.

 

 

 

Le soir en m’endormant dans mon petit hôtel de montagne, je revis Alizée dans son petit jardin mignon. Son potager bien aligné, ses pieds de rhubarbe, ses salades. Je la voyais si courbée, à demi-cassée et en même temps si fière d’avoir réussi à continuer. Continuer sa vie, construire sur l’absence, remplir le vide avec du vrai : des légumes, des conserves, des tricots. C’était gai et à la fois terriblement triste.

Je la voyais dans son salon, aux fenêtres habillées de rideaux de voile blanc. La vieille télé, la peau de chèvre à terre. Les vieux catalogues de tricot. Le vieux samovar dans un coin. Un cocon rassurant, avec tellement, tellement d’amour là-dedans !

Je la voyais assise près de son vieux guéridon, en train de tricoter au long court des pulls d’un autre âge. Les chats, ces saligauds, ne lui laissaient pas beaucoup d’espace, et la pauvre devait régulièrement en repousser quelques-uns pour avoir un tant soit peu de latitude pour bouger les bras avec les aiguilles. Eux plus le noir, le Vanille, devenaient plus que mal élevés, il allait falloir sévir. Certaines de ses pelotes avaient été carrément squattées par la bande féline, qui s’en étaient fait une couche particulièrement moelleuse et colorée. Mais Alizée n’avait plus la force de lutter, ces petits êtres étaient devenus son seul entourage.

Pour le tricot, elle lui avait dit qu’elle avait quelques modèles qu’elle maîtrisait bien et qu’elle s’en contentait. A la montagne, il fallait savoir être humble et se contenter de ce que l’on avait. Et puis cela ne faisait pas grande différence avec son enfance soviétique, où l’on prenait soin de tout, même du papier toilette.

 

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                                                                                                               Karische

                                                                                                      To be continued.....

 

Je vous laisse pour aujourd'hui mes lovelies,  à la semaine prochaine!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

"Vers Alizée" (Nouvelle) - par Karische

Publié le par Karische

Hello mes lovelies!

J'espère que vous allez bien?

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Après quelques semaines de maturation, d'hésitations, je me lance et publie ici ma première nouvelle.

Vous connaissez mon goût pour la rêverie, pour les histoires et les voyages immobiles. Vous le savez, depuis quelques temps j'écris. Et c'est cette histoire qui a jailli. Elle s'appelle "Vers Alizée". J'espère que ce récit vous plaira, j'avais envie de le partager avec vous.

Je vous propose de publier un chapitre aujourd"hui, et puis un second dans une semaine, et ainsi de suite...

Merci à mes relecteurs qui m'ont été d'une aide précieuse :)

 

Je vous laisse avec Alizée...

-Vers Alizée-

 

par Karische

 

Prologue

 

Alizée n’a jamais vu la mer mais elle a vu le vent. Celui qui claque les oreilles, vrille les tympans, décolle les semelles et rend fous les gens.

Alizée ne les aime pas trop les gens. Parce qu’ils ne ressemblent à rien, qu’ils font toujours semblant.

 

 

La mer est très, très loin. Elle est un mirage. On se doute qu’elle existe mais on ne fait que le penser. De toute façon Alizée ne peut pas y aller. Elle est bloquée ici. Dans ces montagnes escarpées. On ne peut de toute façon se sauver. C’est un peu illusoire d’y croire. La fuite, Alizée n’y croit plus trop. Quand ils sont tous partis, ses tripes lui avaient dit non. Bon, alors à moins d’accepter, de se vider en permanence, elle avait cédé à ses entrailles. Elle était restée là. 

 

Je me lève pour me dégourdir.

« Vous avez terminé ? lui dis-je,

-Non pas vraiment, me répond-elle, il reste des choses à raconter. Mais on n’est pas obligée de tout expliquer non plus. Cette manie qu’ils ont tous de vouloir tout expliquer tout le temps. Il l’avait laissée c’est tout. Il lui manquait énormément. Elle en rêvait chaque nuit. Elle voyait sa silhouette se détacher sur le chemin, grande, et puis plus rien. Certains matins elle oublie encore qu’il est parti. Vivre seule n’est pas un atout. C’est une décision, pas personnelle du tout. Une décision de la vie, ils sont tous partis, la laissant seule ici, dans cette maison, son îlot des Alizés. En fait c’est Vanille, le chien noir comme une gousse, qui prend toute la place, il n’est pas un homme mais c’est déjà bien. Il y avait âme qui vive au moins.

 

Une femme bloquée dans la montagne, que dîtes-vous de ça ?

 

Chapitre 1

 

Alizée LAHMERT,

Alizée la mer,

Alizée l’amère.

 

Tous ces mots défilaient dans ma tête au fur et à mesure que je fendais l’épaisse touffe de buissons qui encadraient le chemin menant à sa maison.

Je ne connaissais pas cette femme que j’avais interviewée hier pour la première fois et que je revenais voir aujourd’hui, mais il me semblait déjà saisir quelques-unes de ses composantes en regardant son royaume.

Bon Dieu que cette femme était poétique !

 

Lorsque Serge m’avait demandé de faire ce déplacement dans la montagne pour aller interviewer cette femme, ancienne ballerine russe, retirée de tout et tous, j’avais d’abord refusé parce que je hais la montagne, elle me donne la nausée et que de manière générale je n’aime pas les retirés.

 

C’était une femme qui du temps de sa jeunesse était très connue dans son pays puis plus tard en France où elle s’était exilée. Cela faisait deux décennies qu’on n’avait plus entendu parler d’elle. Serge voulait pour le prochain numéro du magazine, un dossier sur les « ballets russes » et souhaitait qu’Alizée y figure en bonne place.

 

« Véro, tu fais chier. Tu ne veux écrire que sur ce qui te passionne, tu as l’esprit étriqué. Quand je t’ai connue tu avais le mord aux dents, tu partais sac à dos et on ne te voyait plus pendant des jours, parce que tu étais tombée amoureuse des gens que tu étais partie sonder, amoureuse de ton papier, amoureuse de ce que tu étais en train de vivre avec eux. Je veux retrouver ça avec ce reportage. Aime-la cette femme..., bichonne-là, caresse-là… Tu la prends, tu la retournes, tu l’extirpes, tu la mâches, tu fais sortir la moelle, mais bon sang tu chies l’écriture, mais je veux que tu reviennes avec ce papier! La crotte aux semelles, mais tu reviens avec ce papier !!!

Droit de réponse zéro, il était parti droit comme un I, en claquant la porte, pardi.

 

 

 

J’entrais donc chez Alizée par un chemin escarpé, très feuillu. Un long chemin. Pas de grille. On accédait directement à la maison d’Alizée. J’espérais accéder à son âme avec autant de facilité.

 

Sa maison, c’était un enchantement. Derrière les épaisses branches de haies se dressait la plus merveilleuse des isbas. Elle avait quelque chose d’une église. On ne sait pas trop. Toute de rondins, le toit aux tuiles si rondes qu’il semblait fait de bonbons. Alizée au pays des merveilleuses…

Mais quel adorable tableau cette petite demeure rondelette et colorée. Une grosse maison goûteuse comme un gâteau, moelleuse et vivante. Riche et colorée, aux douceurs de cannelle, romarin et orangée, aux amertumes de coriandre au pralin mélangés. Frétillante et douce.

La porte en demi-cercle semblait dater du Moyen-Age et sonnait comme une invite. Même son grincement était mignon. Une vie de mignonnerie. Voilà où j’avais mis les pieds. Mon cœur commençait déjà à se serrer et pourtant je ne la connaissais presque pas.

 

 

Derrière la maison, assez curieusement, on apercevait de la roche et de l’eau qui ruisselait. On aurait presque dit une cascade ! Une isba-chapelle devant une cascade, voilà qui était assez incongru. L’eau suintait tout le long des rochers. Le tout formait un tableau très vert, des bois ou plutôt une clairière. Mon ventre commençait à sonner l’aventure, et je présumais quelques lignes bien senties une fois rentrée à Paris...

 

 

Je montai les quelques marches qui menaient au porche de sa maison. Alizée m’accueillit sur le pas de sa porte, visiblement beaucoup trop couverte pour la saison.

« J’aime pas quand il fait chaud comme ça… me lança-t-elle sans autre forme de politesse, ça vous prend de biais, vous êtes habillée, fichus de laine, jupe côtelée. On se sent incongrue tout à coup. J’ai dû me changer dès que je suis arrivée ». Elle était rouge-sang et suait à grosses gouttes.

 

Elle s’installe dans un des fauteuils du petit salon de jardin qui ornait son joli petit porche fleuri et me fit signe de m’asseoir aussi.

-Voulez-vous que l’on reprenne là où nous en étions hier en nous quittant ? lui fais-je.

 

Réponse zéro, elle attaque tout de suite dans le vif de son sujet:

-Imaginer que je n’avais plus son estime c’était encore pire que ne plus avoir son amour. Savoir que je ne faisais plus partie de sa vie, c’était insoutenable. J’en ai souvent vomi. Vanille venait me lécher lorsque je faisais ça, que je vomissais sur les rochers, jupe et châle relevés, pliée. Je crevais de lui. Et ce cochon de chien venait lécher ce que je vomissais de la vie. Je n’avais déjà plus rien et il venait me prendre mes tripes.

 

-Votre amour vous a laissée ?

Je n’ose pas la brusquer.

Elle tourne la tête, Alizée, elle est gênée.

-Il est parti ; ça on me l’a assez dit. Non mais je sais, vous savez ? C’est pas la peine de froncer ! (des sourcils).

Je commençais tout juste à m’habituer à son phrasé si particulier. J’essayais de ne pas gâcher son propos par des interruptions intempestives, même si je crevais d’envie d’en arriver au vif du sujet : sa carrière de danseuse.

 

-S’il revenait là, mon moujik, maintenant, tout de suite, je le reprendrais. Sans rien lui demander. En totale grâce, gratitude, hébétude. Avoir trop souffert m’a enlevé toute forme de fierté. Je me fous de tout et de tous, seul compte mon Amour qui est parti et mes petits qui se sont enfuis. Avec lui ?

Quand j’ai compris que personne ne reviendrait, que j’étais bloquée ici dans les montagnes, et qu’il faudrait meubler les intermèdes, les interstices, c’est un trou béant qui est arrivé. Un vide qui aspire vous voyez ?

 

-Oui, oui, je vois bien…

 

-Un vide à la démesure de mon amour perdu. Ce qui est le plus dur à vivre je pense, c’est la trivialité du monde qui m’entoure, à rebours du drame qui se noue dans mon cœur et mon cerveau. Cela m’a étonnée de voir que la vie dans la rue suivait son cours alors que tant de gens vivent des choses atroces dans l’intimité de leurs tripes. On devrait pouvoir prendre un micro et hurler. Vous imaginez le gens hurlant ce qui leur arrive ? Ce serait plus sain pourtant… Là je vomis sur les pierres, je tombe de plus en plus … Je tombe une fois par mois environ . Ça change, pas toujours sur le même côté : genou plié ; hanche avancée ; pied déplacé. Et pas de kiné ici dans les montagnes ».

 

Je la regardais...

Elle était aux yeux de l’occidental, un peu hommasse, du moins selon des critères français. Elle était belle d’une manière différente de ses congénères, dont je faisais partie. En la voyant la première fois, on pouvait la trouver solide, un peu d’un seul bloc, « plain » comme disent les anglo-saxons.

En fait elle était loin d’être simple ni banale, et derrière chacun de ses traits se cachait une nouveauté, un mystère à découvrir, à chaque rencontre. Je devinais que les hommes qui la rencontraient ne savaient pas bien que penser d’elle. Ils étaient plutôt interloqués. Beauté caduque, sauvagerie assumée, monolithe féminin sans faux-semblant, ils se doutaient bien que celle-ci se foutait bien de ce qu’ils pensaient d’elle.

 

Un seul à ses yeux avait compté : le moujik aux bottes de soie. Lui la voyait belle, enfoulardée des mille parements qu’elle revêtait dès le saut du lit. Un seul de ses regards posé sur elle valait pépite, aucun autre n’était utile pour qu’elle se sentit à jamais madone.

 

-Vos enfants sont partis ?

 

-…

Elle semble ne plus trouver les mots.

 

-J’ai tout gardé d’eux : leurs colles, leurs cahiers. Leurs habits aussi. Ils sont partis. Vanille ne les a pas remplacés. Ce noiraud va les renifler, dans la cave, dans le grenier. Il pleure des fois et moi je pleure aussi. Je pleure dans ses pattes, oui car il n’a pas de bras.

 

-Pourquoi êtes-vous restée? Ici, je veux dire ?

 

-Rester… c’est un acte héroïque parfois. Tout le monde loue le départ, les voyages… mais jamais ceux qui restent, qui font de la résistance. Ce sont ceux-là que j’admire. Ceux qui restent l’été dans les immeubles noyés de soleil, écrasés de chaleur. Ceux qui n’ont ni balcon ni terrasse. Qui improvisent l’espoir dans une bassine de bébé. Qui baignent leurs enfants dedans et qui en sont contents. Qui organisent des pique-niques dans leur cité, sur le terrain de boules, en écoutant de la musique. Et qui rentrent chez eux le soir ivres d’avoir vécu le temps d’une soirée un truc fort, un truc gai, comme s’ils étaient partis très loin. Ils étaient partis loin dans leur tête et ça pour moi c’est le vrai voyage, vous voyez ?

 

Ceux-là tout le monde les a oubliés. Mais ils sont là, ils sont restés. C’est un acte de bravoure. Je veux être brave, je veux être digne. Je veux rester là dans ces montagnes enfermées. Je veux voir ce que je peux continuer. Je veux suivre le fil de cette histoire, sans lui, sans eux, ne rien terminer. Il n’y a pas de fin puisque je suis encore là. Il y a Vanille. Il y a la maison. J’en suis la gardienne. De leurs affaires, de leurs joies passées. Au moins si un jour ils veulent revenir, je serai là. Vieille et lasse, mais là.

 

-Vous êtes juive ?

 

-Oui.

 

-Et Russe aussi ?

 

-Et Russe aussi.

 

Là c’est moi qui ne trouve plus les mots. Au loin un oiseau émet un drôle de bruit, j’ai du mal à revenir à la réalité.

 

-Un problème mademoiselle ?

 

-Non, pas de problème. Vous me décontenancez Alizée. C’est la deuxième fois que je viens vous voir et vous êtes insondable. Je n’obtiens de vous qu’une poésie sourde, un frémissement, mais qui êtes-vous Alizée? Vous ne vous donnez pas facilement !

 

-Mais c’est que l’Être est insondable ma chère ! dit-elle en se levant, dans une envolée de châle, un de ses pans venant gifler ma joue.

Mon œil a été touché, il commence à pleurer.

 

-Qui peut se targuer de connaître quelqu’un vraiment ? Poursuit-elle. Je suis contente que vous ayez vu de vos yeux ce que je sens dans mes entrailles… La magie de la vie, sa beauté et sa douloureuse lumière… »

 

J’avais les larmes aux yeux lorsque je la quittais. J’en avais un peu marre de ce torrent d’émotions ressenti rien qu’à fréquenter ce curieux et profond personnage. Elle me faisait vibrer, c’était étonnant. Je crois que j’étais en train de tomber amoureuse.

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                                                                            To be continued...

                                                                       COPYRIGHT Karische, septembre 2016

La suite la semaine prochaine!

 

Bisous mes lovelies!

La protection par le droit d'auteur (extraits de la fiche technique de la Direction du développement des médias sur le respect du droit de la propriété littéraire et artistique sur internet)

 

  • Le droit d'auteur français est le droit des créateurs. Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) qui dispose que "l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous".
  • La violation des droits d'auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d'une peine de 300 000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement (CPI, art. L-335-2 s.)
  • Le code de la propriété intellectuelle entend par contrefaçon tous les actes d'utilisation non autorisée de l'œuvre.
  • La loi incrimine au titre de délit de contrefaçon:"toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi" (CPI, art. L.335-3)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette fiche sur le site du Ministère de la Culture à l'adresse suivante: www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm.

 

Merci de respecter l'ensemble de mon œuvre (photos, créations, textes). Ils sont ma propriété et ne sont donc pas libres de droit. Merci de ne pas utiliser mes photos, mes créations ou mes textes sans ma permission.

Foutraque

Publié le par Karische

Hello my lovelies!!!

J'espère que vous allez bien?

Foutraque. C'est le titre de ce post. J'aime ce mot et je l'utilise souvent. Je le trouve insolent. Dans foutraque il y a du bazar mais aussi de la joie à profusion. Une sorte d'explosion. Une hystérie, des cris. Une chanson. La chanson de la vie.

Aujourd'hui j'ai envie de chanter cette petite chanson de ma vie, qui sonne et qui résonne dans mon coeur et dans ma tête. En boucle d'or. Pour célébrer mes vacances qui commencent. J'ai pioché dans les innombrables photos qui jalonnent notre vie à tous les trois ici. Les oubliées mais importantes. Celles que j'ai envie de publier. Celles qui ne rentrent pas dans les cases mais qui veulent dire des choses. J'espère que vous me suivrez mes lovelies.

 

J'ai changé la photo de ma bannière. Il y a un truc dedans que je ne vous ai pas encore montré. Je vous en parlerai dans un prochain post. Foutraque style!

Foutraque
Des cadeaux pour mon anniversaire de la part de ma Rosie (Roseline Papillon), quel joli carnet crocheté main!!!

Des cadeaux pour mon anniversaire de la part de ma Rosie (Roseline Papillon), quel joli carnet crocheté main!!!

Des jolis catalogues vintage offerts par Aurélia (La Fée Mint)

Des jolis catalogues vintage offerts par Aurélia (La Fée Mint)

Des jolis cadeaux offerts par ma Rainette-Cécile (La Rainette Coquette)

Des jolis cadeaux offerts par ma Rainette-Cécile (La Rainette Coquette)

Dessin à l'origine de ma tunique foutraque, orange clown, qui a terminé en couverture magique pour petit baby chat.

Dessin à l'origine de ma tunique foutraque, orange clown, qui a terminé en couverture magique pour petit baby chat.

Recherches

Recherches

Cours particulier de couture très patient, très sérieux, gravé.

Cours particulier de couture très patient, très sérieux, gravé.

Un tricot-boulet. Que je n'arrive pas à terminer parce que le tricot me fait du mal. Epaules, cervicales.

Un tricot-boulet. Que je n'arrive pas à terminer parce que le tricot me fait du mal. Epaules, cervicales.

Yoga très souvent.

Yoga très souvent.

Légumes beaux et simples, c'est la dernière soupe que j'ai faite, juste avant l'arrivée des légumes du printemps-été.

Légumes beaux et simples, c'est la dernière soupe que j'ai faite, juste avant l'arrivée des légumes du printemps-été.

Tisanes rituel toujours observé. Et avec les tisanes Yogi tea, un message sur chaque sachet! Quelle joie de lire que certains correspondent excatement à mon état d'esprit du moment! C'est dingue!

Tisanes rituel toujours observé. Et avec les tisanes Yogi tea, un message sur chaque sachet! Quelle joie de lire que certains correspondent excatement à mon état d'esprit du moment! C'est dingue!

Foutraque
La couture doudou, repos, récréation.

La couture doudou, repos, récréation.

Le dessin destress, à la pause de midi.

Le dessin destress, à la pause de midi.

L'atolier encore amélioré, avec l'arrivé d'un adorable secrétaire offert par mes parents.

L'atolier encore amélioré, avec l'arrivé d'un adorable secrétaire offert par mes parents.

La découvret du Tao grâce à ce livre formidable.

La découvret du Tao grâce à ce livre formidable.

Des red shoes offertes par mon mari pour mon anniversaire

Des red shoes offertes par mon mari pour mon anniversaire

Des cadeaux de la part de ma sœur et son chéri

Des cadeaux de la part de ma sœur et son chéri

Foutraque

Tous mes cadeaux n'ont pas encore été consommés... Il me reste une chaîne hi-fi à acheter (Merci Papi et Mamie Mousse et Davidou!) et j'ai profité d'un moment délicieux chez notre ami Yves Rocher avec un modelage aux Pierres chaudes (Merci Papi et Mamie Jol!).

 

Cadeaux de ma Kiki

Cadeaux de ma Kiki

Foutraque
Jolie orchidée offerte par Mamie Mousse

Jolie orchidée offerte par Mamie Mousse

Inspiration

Inspiration

Des lectures qui ouvrent le cœur et l'esprit

Des lectures qui ouvrent le cœur et l'esprit

Trésors pour Bruyère (la veste)

Trésors pour Bruyère (la veste)

Table d'anniversaire de ma princesse

Table d'anniversaire de ma princesse

Inspiration

Inspiration

Vintage réconfortant...

Vintage réconfortant...

Le fameux patron de "Coudre c'est facile" que je décline à l'infini...

Le fameux patron de "Coudre c'est facile" que je décline à l'infini...

Superbe marionnette réalisée par ma fille à un atelier d'arts plastiques chez son papi et sa mamie

Superbe marionnette réalisée par ma fille à un atelier d'arts plastiques chez son papi et sa mamie

Une nacelle qu'on n'arrive pas à quitter...

Une nacelle qu'on n'arrive pas à quitter...

Hamburgers façon Karische (with love et pas de presse: garanti sans dérapage de pain)

Hamburgers façon Karische (with love et pas de presse: garanti sans dérapage de pain)

Un si joli film! Il m'a bouleversée!

Un si joli film! Il m'a bouleversée!

Un buffet relooké grâce à du "venilia" trouvé chez Action, sur un tuyau de Mimi Poudderiz

Un buffet relooké grâce à du "venilia" trouvé chez Action, sur un tuyau de Mimi Poudderiz

Roses du jardin

Roses du jardin

Foutraque
Dessin de mon Vitu

Dessin de mon Vitu

Photo montage de ma Kiki

Photo montage de ma Kiki

Prochain patron à essayer, dans le "Coudre c'est facile".

Prochain patron à essayer, dans le "Coudre c'est facile".

Cadeau de ma princesse à son papa: une boîte à Bonheurs: dedans il y a des petits mots d'elle pour son papa.

Cadeau de ma princesse à son papa: une boîte à Bonheurs: dedans il y a des petits mots d'elle pour son papa.

Et voilà mes lovelies... Un tout foutraque de ma vie, en joies, en créas, en soi. J'espère votre week-end plein et riche. A très bientôt!

Publié dans MES MOMENTS FORTS

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Ma vie de maman (tu vas avoir 8 ans)

Publié le par Karische

Hello my lovelies!

Est ce parce que ma soeur va accoucher dans quelques semaines? Est ce parce que nous avons reparlé ensemble au téléphone hier de mon accouchement il y a 8 ans ?

Depuis quelques jours je pense... A ma vie, à ce qu'elle est, à l'orée de la quarantaine (je vais bientôt avoir 38 ans), de ce que j'aimerais faire (écrire un livre, deux livres, chanter, lancer une collection...), de ce que je me fixe de faire (cultiver mon jardin, le "petits pas"), de ce que je fais déjà (travailler, prendre soin de ma famille, élever ma fille, entretenir ma maison, crocheter, tricoter).

Je pense à ma vie de maman... maman-boulot, maman-gémeaux, maman-bargeot. La folle du quartier, aux pulls colorés, à la grille déglinguée, qui ne tond pas sa pelouse. Celle qui a la haie qui déborde, le coeur qui déborde, le souffle court. Qui essaie d'essayer, qui essaie d'y arriver. De t'aimer comme il faut, de t'accorder le temps qu'il faut pour que tu grandisses bien, que tu t'épanouisses bien. Sans que tu aies trop de valises, mes valises, mes sacs trop remplis, à porter. J'essaie que tu n'aies que des attachés case. Parce que c'est plus chic, plus anglais, et plus légers, moins lourd à porter.

Huit ans bientôt que tu as investi ma vie dans ses moindres recoins.

Je ne peux pas repenser à la première fois où je t'ai vue, avec ta petite tête si fragile et déjà si belle, sans avoir les larmes aux yeux...

Huit ans que je me lève toutes les nuits pour vérifier tes draps, ta respiration, ton cou, le chauffage, la veilleuse à éteindre. Les sirops, les gouttes, les mouchorios. La brosse, les élastiques. Marcher pieds nus sur un légo.

Huit ans que je rouspète pour que tu ranges ta chambre (que tu ne ranges jamais ou si rarement).

Il y a 8 ans je suis rentrée dans un tourbillon. Le tourbillon de la maternité. Et là tout s'est bousculé. Comme dans un sac trop rempli.Tout s'est retrouvé pêle-mêle, mes envies, tes besoins, nos désirs. Il a fallu tout bien faire cohabiter, et cela n'a pas été facile. L'amour a toujours été gagnant, a été bien plus fort que toutes les larmes de découragement.

Huit ans que je cours après le temps qui me fuit. Après l'énergie aussi. Si je pouvais vivre la nuit, aussi. Jardiner la nuit, faire mon ménage la nuit. Si j'avais cent bras, mille bras. Comme shiva.

Aujourd'hui mon sac est trop rempli, et à la mesure de mes envies, qui se décuplent, et mon énergie qui s'amoindrit, je ne sais s'il faut que je me presse ou que je ralentisse. Au tourbillon de la vie, avec toi qui grandis, s'est ajouté un autre tourbillon, un autre flot (flow?), celui de l'écriture. Une urgence me presse en ce moment, écrire, écrire... D'abord le livre du Caravansérail, j'en caresse l'idée depuis quelques mois, il est déjà pas mal avancé... La démarche n'est pas facile, mais elle est nécessaire. J'écris aussi parallèlement un livre-cahier pour mon père, qui est le fruit de recherches généalogiques sur mon arrière-grand-père écrivain, metteur en scène, réalisateur et poète Russe, et mon arrière grand-mère pianiste virtuose polonaise,  une histoire qui s'avère fascinante (et un peu destabilisante aussi... ).

Ceci est pour moi un prélude à toute autre forme d'écriture. Savoir d'où l'on vient... C'est nécessaire pour savoir où l'on va. J'accouche de ce livre. Comme j'ai accouché de ma fille il y a 8 ans. Comme j'accoucherai du livre sur mon Caravansérail. J'aurai encore d'autres enfants: des chats, des livres, des châles. Des idées. Ridée. Diminuée. Grandie.

J'écris aussi autre chose, de la poésie, des contes pour enfants. Ce qui me taraude, c'est le moyen de diffuser tout ça. C'est terrible d'avoir la matière première qui afflue et de manquer de temps et de moyens pour le concrétiser ... Maison d'Edition? Edition à compte d'auteur? Auto-édition? Je ne sais comment m'y prendre.

J'ai peur d'oublier...J'ai mille carnets, cahiers. De repas, de citations, d'émotions. Tant d'espace à gribouiller et si peu de temps à y consacrer. Difficile de tout arrêter quand une image, une scène arrive dans ma tête. Je me vois mal stopper dans la rue pour sortir mon carnet! Ces "impressions-soleil levant" arrivent sans crier gare dans la journée et demandent à être incarnées, concrétisées! Si je ne le fais pas, elles le prennent mal et se vengent, les bougresses, en me plongeant dans un spleen vicieux. J'ai longtemps cherché le "media" au travers duquel exprimer ce que j'avais dans le coeur. Je me suis servie longtemps du crochet et du tricot (et je continue encore!) pour imprimer un peu de mon paysage intérieur, mais certains tableaux ne s'emmêlent pas dans mes mailles et il me faut alors les mots pour exprimer mes senteurs de bruyère, de thym et de grandes plaines. Foulards de Pétroucka, chevauchées brumeuses et humides, feux de bois et pentes escarpées.

J'ai le sentiment d'avoir fait un grand pas aujourd'hui en écrivant tout cela.

Ma vie de maman, c'est tout ça en même temps. Des lignes qui se touchent, qui se croisent. Des destins qui se mêlent, s'emmêlent: le mien, celui de ma fille, celui de mon mari. Que vais-je laisser à ma fille? Je voudrais tant lui laisser de l'écrit, des mots qui lui diront qui était sa mère, car connaît-on vraiment ses parents? Je voudrais qu'elle puisse se dire "Ma mère, faisait ce qu'elle pouvait. Voici comment elle se débrouillait. Elle m'aimait. "

 

Je vous laisse avec ces mots, mes larmes de maman, qui pleure parce que son bébé va bientôt avoir...

8 ans.

 

 

Tranches de Karische

Publié le par Karische

Tranches de Karische
Tranches de Karische

Hello my lovelies!

Ca faisait longtemps! J'espère que vous allez bien!

Avant tout MERCI pour vos visites, nombreuses et régulières sur mon blog! Merci à vous mes gentils et fidèles lecteurs qui venez me visiter, même si je ne publie pas souvent ici... J'ai toujours une pensée pour vous, une idée d'article, une idée de photo... Et je me demande bien qui vous êtes, moi qui vous connais si peu...

Alors me revoilà! Je me suis dit qu'un petit post un peu "pêle-mêle" vous plairait peut-être, cela fait longtemps que je n'en ai pas écrit! Il est vrai que depuis que j'écris des articles plus thématiques, j'ai tendance à réserver les instantanés à Instagram. Alors aujourd'hui voici quelques instantanés, quelques tranches de vie.... Des tranches de Karische!

J'ai fait de belles balades dominicales avec ma puce en ce début d'année!

J'ai fait de belles balades dominicales avec ma puce en ce début d'année!

Parfois il faisait très beau...

Parfois il faisait très beau...

...parfois un peu moins! Mais cela fait toujours beaucoup de bien de s'aérer. Il paraît qu'il faudrait sortir même par temps de pluie ou lorsque le vent souffle, cela permet à notre organisme d'être en symbiose avec les éléments, la saison, et de cela découle un bien-être mental et physique.

...parfois un peu moins! Mais cela fait toujours beaucoup de bien de s'aérer. Il paraît qu'il faudrait sortir même par temps de pluie ou lorsque le vent souffle, cela permet à notre organisme d'être en symbiose avec les éléments, la saison, et de cela découle un bien-être mental et physique.

J'aime bien ramener des souvenirs de balade! Aiguilles et pommes de pin.

J'aime bien ramener des souvenirs de balade! Aiguilles et pommes de pin.

Tranches de Karische

Avec l'hiver, je continue toujours mes pâtisseries, surtout le week-end! Quoi de mieux qu'un bon gâteau en rentrant de balade le dimanche...

Je me suis essayée aux cinnamom rolls, ces sortes de brioches américianes, à base de cannelle et de beurre:)

Je me suis essayée aux cinnamom rolls, ces sortes de brioches américianes, à base de cannelle et de beurre:)

Une préparation un peu longue...

Une préparation un peu longue...

J'ai aimé, mes chéris un peu moins... C'est pas grave, au moins je connais enfin le goût de ces snacks sucrés mythiques!

J'ai aimé, mes chéris un peu moins... C'est pas grave, au moins je connais enfin le goût de ces snacks sucrés mythiques!

Vous prendrez bien des crêpes avec un petit cinnamom roll?

Vous prendrez bien des crêpes avec un petit cinnamom roll?

Je continue toujours mes desserts de semoule, au chocolat s'il vous plaît, pour contenter les gourmands...

Je continue toujours mes desserts de semoule, au chocolat s'il vous plaît, pour contenter les gourmands...

L'hiver, Monsieur Serge médite beaucoup ;)

L'hiver, Monsieur Serge médite beaucoup ;)

Et lorsqu'il sort de sa léthargie, il baille à faire peur!

Et lorsqu'il sort de sa léthargie, il baille à faire peur!

Ses paupières sont lourdes...Si lourdes.

Ses paupières sont lourdes...Si lourdes.

Parfois, il se laisse aller à quelques "grignotis" sympathiques sur mes fleurs.

Parfois, il se laisse aller à quelques "grignotis" sympathiques sur mes fleurs.

Tranches de Karische

J'ai lu de très beaux livres ces derniers mois... Ils m'apportent beaucoup. Certains prêtés par mes parents, d'autres conseillés par mon amie Rosie. Merci ma Rosie pour tous ces bons conseils lecture. D'autres encore dont j'ai trouvé les titres au gré de mes recherches de lectures qui me feront du bien, qui m'aideront dans ma recherche d'introspection.

Extraordinaire ouvrage sur ce que vieillir veut dire... C'est splendide et a changé un peu ma vie et ma façon d'envisager le temps qui passe. Ce livre m'a rendue plus humaine.

Extraordinaire ouvrage sur ce que vieillir veut dire... C'est splendide et a changé un peu ma vie et ma façon d'envisager le temps qui passe. Ce livre m'a rendue plus humaine.

A gauche, excellent ouvrage de vulgarisation scientifique des Frères Bogda, à droite une sorte de bible des blessures que nous avons tous en nous. Les identifier permet de les dépasser!

A gauche, excellent ouvrage de vulgarisation scientifique des Frères Bogda, à droite une sorte de bible des blessures que nous avons tous en nous. Les identifier permet de les dépasser!

Enfin ce dernier que je suis en train de lire, je voudrais essayer la méditation. Cet ouvrage en donne quelques clés. Au delà de ça, il parle beaucoup des moyens d'être en pleine conscience dans sa vie quotidienne, et je pense que beaucoup d'entre nous en ressentent le besoin.

Enfin ce dernier que je suis en train de lire, je voudrais essayer la méditation. Cet ouvrage en donne quelques clés. Au delà de ça, il parle beaucoup des moyens d'être en pleine conscience dans sa vie quotidienne, et je pense que beaucoup d'entre nous en ressentent le besoin.

Et puis, il faut que je vous dise.... J'ai une petite vampire à la maison...

Une petite vampire qui mange des gâteaux apéro de vampire...

Une petite vampire qui mange des gâteaux apéro de vampire...

Une petite vampire qui chante "Chica bam bam bam chica chica vampiro!"

Une petite vampire qui chante "Chica bam bam bam chica chica vampiro!"

Une petite vampire qui lit la presse de vampire (et qui veut faire des cures de vitamines déja! comme maman :)

Une petite vampire qui lit la presse de vampire (et qui veut faire des cures de vitamines déja! comme maman :)

Une petite vampire qui est allée à son premier concert hier pour voir son idôle Daisy, alias Chica Vampiro!!!!

Une petite vampire qui est allée à son premier concert hier pour voir son idôle Daisy, alias Chica Vampiro!!!!

C'est moi qui ai eu le privilège de l'accompagner (son papa serait bien venu! mais bon au vu des places en carré VIP... nous avons fait un choix. ) et j'ai été très émue de voir son petit visage émerveillé!

C'est moi qui ai eu le privilège de l'accompagner (son papa serait bien venu! mais bon au vu des places en carré VIP... nous avons fait un choix. ) et j'ai été très émue de voir son petit visage émerveillé!

Tranches de Karische

Et puis parfois le corps à du mal à dire (maladie) et j'ai depuis 10 jours un vilain, très vilain mal aux cervicales et à l'épaule gauche! Il me gâche un peu la vie, celui-là! Même qu'il m'a un peu gâché mes vacances le gredin!

Après une lombalgie sévère en décembre, revoilà que mon corps me rappelle à l'ordre... Si j'arrêtais un peu de m'agiter aussi! Et si j'arrêtais de tricoter comme une folle... D'ailleurs je vous réserve un petit post entièrement dédié à mes derniers tricots, et vous allez voir... Il y a la dose. C'est là que je me rends compte que c'est vraiment une drogue pour moi et qu'il va falloir que j'entre en "rehab"!:)

Tranches de Karische

Mais heureusement les vacances c'est aussi ça:

Un bon gueuleton au resto asiatique! Merci les Jols! J'ai pu enfin découvrir les sushis et les makis (la fille un peu en retard quoi!)

Un bon gueuleton au resto asiatique! Merci les Jols! J'ai pu enfin découvrir les sushis et les makis (la fille un peu en retard quoi!)

Rhoooo les nems.... Lorsque j'étais enceinte, je mangeais beaucoup de nems et de nouilles sautées chinoise! Ma fille c'est mon bébé nems!

Rhoooo les nems.... Lorsque j'étais enceinte, je mangeais beaucoup de nems et de nouilles sautées chinoise! Ma fille c'est mon bébé nems!

J'ai redécouvert la Game Boy de mon papa, et j'ai joué au jeu préféré de mon enfance! (toujours pas avancé de niveau par contre!)

J'ai redécouvert la Game Boy de mon papa, et j'ai joué au jeu préféré de mon enfance! (toujours pas avancé de niveau par contre!)

Une fée est venue ranger mon atelier, en quelques battements d'ailes c'était fait....

Une fée est venue ranger mon atelier, en quelques battements d'ailes c'était fait....

J'ai donc pu réinvestir mon petit bureau et reprendre le coloriage! C'est bien pour remplacer le tricot...

J'ai donc pu réinvestir mon petit bureau et reprendre le coloriage! C'est bien pour remplacer le tricot...

Tranches de Karische

Et voilà mes lovelies! Quelques tranches de vie... J'espère que ce post un peu fleuve vous aura plu! Je vous embrasse bien fort!!!

Attention: un chat essaie de vous hypnotiser.

Attention: un chat essaie de vous hypnotiser.

Tranches de Karische

Publié dans MES MOMENTS FORTS

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10 trucs pour éviter la dépression

Publié le par Karische

10 trucs pour éviter la dépression

Hello my lovelies!

Aujourd'hui je vous propose de vous parler d'un sujet grave, profond, qui peut tous nous toucher, nous-même ou un de nos proches: la dépression. C'est pas joyeux-joyeux, je sais, mais il faut de tout pour faire une roulotte, je vous avais dit que je ferais dans le plus fouillé désormais!:)

Croyez-moi, cet article n'est pas si triste qu'il en a l'air. Vous me connaissez!

Et même je parie qu'il va vous ravir car je vous propose mes 10 petits trucs pour éviter qu'elle ne s'installe!

Ready? GO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

10 trucs pour éviter la dépression

Nous sommes  d'accord, la dépression, à ne pas confondre avec le burn-out que je ne traiterai pas ici, n'arrive pas du jour au lendemain.

Elle s'installe tout doucement. Elle trouve son terrain. A force de fatigue, de couches de mal-être qui s'accumulent, parfois sur des années!!! Il suffit alors d'un élément déclencheur, et patatra!!!

 

Vous voilà au fond du trou! Vous dormez mal, vous éprouvez des difficultés à manger correctement, vous vous mettez à douter de tout et de tout le monde (et encore plus de vous-même...), plus rien n'a de sens, vous n'avez plus goût à rien. Votre humeur est traversée de hauts, de bas. Vous pleurez beaucoup. Toutes les choses que vous faisiez avant presque sans y penser telles que rendre un devoir/ prendre un rendez-vous par téléphone, lancer une machine... vous paraissent aujourd'hui INSURMONTABLES! Bref, c'est la grosse déprime!

 

10 trucs pour éviter la dépression

Comme bon nombre de français, j'ai traversé cette épreuve il y a de nombreuses années maintenant. Et je m'en suis sortie! Bien plus forte, plus mûre, plus sûre de moi! Et cela a révolutionné ma vie. En bien, en super bien! J'ai appris énormément sur moi-même, sur les autres, j'ai découvert des pratiques comme le yoga, la relaxation...

C'était il y a si longtemps qu'avec le recul, j'ai décidé de partager mes petites recettes pour vous aider à éviter tout ça. Mon petit guide de prévention à moi en quelque sorte, qui peut peut-être servir aux autres! Sans parler de dépression, ces quelques conseils peuvent vous aider en période de gros stress, d'anxiété passagère, de déprime.

 

Ces 10 trucs vont vous permettre de retrouver un calme intérieur, un apaisement qui nous manquent cruellement lorsque nous sommes déprimés, anxieux, dépressifs. En les travaillant régulièrement, ils vous permettront de gagner en sécurité intérieure.

Je ne suis ni médecin, ni psychologue ou psychiatre, ni thérapeute, j'ai juste connu la dépression. J'ai juste envie de partager mon expérience.

10 trucs pour éviter la dépression

1. PRENEZ UN STYLO ET ECRIVEZ: tout ce qui vous anime, tout ce qui vous passe par la tête, tout ce qui vous mine à l'instant présent. Cela va vous permettre de mettre vos idées à plat. Déjà vous prenez du recul. Peu importe où vous êtes: au travail, en voiture (pas en conduisant quand-même :)), chez vous... l'important est de coucher vos idées sur le papier.

10 trucs pour éviter la dépression

2. PARLEZ, CONFIEZ-VOUS: à votre chéri(e), votre sœur/frère, votre mère/père, votre ami(e), votre collègue...Toute personne proche et bienveillante. Ouvrez-vous, évoquez ce qui vous perturbe. Parler permet une mise à distance d'avec ses propres émotions, et provoque un vrai soulagement. Cela permet aussi de créer du lien, ce dont nous avons tous besoin pour aller bien. Ne restez pas seul.

10 trucs pour éviter la dépression

3. RALENTISSEZ: dans tout ce que vous faites. Dans vos mouvements, votre parole. Cela aura effet de ralentir aussi votre pensée et par là même, la "machine à ruminer" (vous savez la petite voix intérieure qui vous souffle toujours des choses négatives et décourageantes... oui, oui, celle-là). On va tout faire pour la faire taire cette petite voix!

 

10 trucs pour éviter la dépression

4. ECOUTEZ, PRETEZ L'OREILLE à ce qui vous entoure: les petits bruits (robinet, oiseaux, animaux, pluie...) et les gros (moteurs de voiture, bruit d'avions), les gens (leurs conversations). ça y est, vous êtes déjà dans une forme de méditation! Vous pratiquez déjà la pleine conscience! Et cela va grandement vous aider!

10 trucs pour éviter la dépression

5. Maintenant que vous avez écrit tout ce qui vous anime, que vous en avez parlé à une oreille bienveillante, que vous avez ralenti vos mouvements et vos pensées, que vous êtes attentif à ce qui vous entoure...SOUFFLEZ! Inspirez en gonflant le ventre, expirez à fond en vidant l'air du ventre tranquillement, puissamment.

10 trucs pour éviter la dépression

6.DORMEZ CORRECTEMENT: le temps dont vous avez besoin (7 heures, 10 heures, peu importe). Ce n'est pas du temps de perdu, au contraire c'est du temps de gagné pour votre bien-être et votre bonheur. Si quelque chose vous tracasse, dîtes-vous bien qu'après une bonne nuit de sommeil, ce qui vous apparaît comme un problème va vous sembler beaucoup moins important, voire accessoire, voire carrément futile...

10 trucs pour éviter la dépression

7.CONSULTEZ VOTRE MEDECIN GENERALISTE: Lui seul vous connaît dans votre santé. Il va peut-être vous prescrire un traitement d'antidépresseurs, qui va vous aider à remonter la pente, à stabiliser votre humeur et à retrouver une certaine forme de stabilité (arrêter de pleurer sans arrêt, retrouver du goût pour faire les choses, retrouver le goût de la vie). Le temps de reprendre votre souffle. Le temps que l'orage passe. Le temps de digérer. Le temps de travailler les 9 autres points.

Ce traitement pourra s'accompagner d'une psychothérapie avec un psychologue ou un psychiatre, que votre médecin vous indiquera. L'antidépresseur peut être d'une grande aide dans la démarche psychothérapeutique. Il sert de support au patient. L'arrêt du traitement, quand vous irez mieux,  devra être accompagné par le médecin généraliste et/ou le psy qui vous suit,  et devra être effectué de manière progressive. 

Le travail psychothérapeutique va vous amener à travailler sur vous-même. Sur le "comment" de votre malaise actuel (comment se manifeste-t-il?), sur le "pourquoi" aussi ... Ce travail d'introspection va vous mener sur des terres inconnues, c'est à dire à la rencontre de vous-même. Car au final, combien d'entre nous se connaissent vraiment? Savons-nous de quel bois nous sommes faits?

Une fois ce travail sur vous-même effectué, vous aurez acquis une force extrême, vous aurez construit ce que j'appelle votre "forteresse" personnelle. Une force intérieure qui vous accompagnera toute votre vie.

 

10 trucs pour éviter la dépression

8.EVITEZ LES EXPEDIENTS: alcool, café, drogues. Toutes ces choses ne feront qu'empirer votre état, et vont augmenter votre malaise. Elles vont vous éloigner aussi de votre but: vous découvrir en tant que personne, découvrir pourquoi telle ou telle situation vous pose problème, c'est à dire avec quelle situation du passé elle entre en résonance et par là même vous fait souffrir.

Vous êtes bien d'accord que pour entamer ce travail d'introspection, vous ne pouvez pas être sous l'emprise d'alcool ou de drogues! Il s'agit ici de se découvrir dans ses désirs, dans ses priorités, dans ses choix. Lorsque vous saurez qui vous êtes, pourquoi vous êtes qui vous êtes, vous n'aurez plus peur de grand chose et vous saurez où vous allez. Vous saurez vous imposer, avec vos forces et vos faiblesses, votre personnalité, vos choix de vie. La dépression n'a plus sa place dans ce contexte. Une vie de joie s'offre à vous!

 

10 trucs pour éviter la dépression

9. ACCORDEZ-VOUS LE PLAISIR: faites les choses que vous aimez le plus souvent possible. Ceux qui disent que la vie doit être souffrance, qu'on ne fait pas ce qu'on veut dans la vie sont des idiots. Le grand bonheur d'être adulte c'est justement de donner à sa vie la direction qu'on veut: on choisit son travail, on choisit son lieu de vie, on choisit sa compagne/ son compagnon. Il faut être bien conscient de tous ces choix qui s'offrent à vous! Vous êtes les acteurs de votre vie, il ne faut jamais le perdre de vue. S'infliger des obligations constantes, voilà la porte d'entrée à la dépression. Soyez VOUS!

 

10 trucs pour éviter la dépression

10. FABRIQUEZ-VOUS DES "BIBLES A BONHEUR": lisez des livres de développement personnel sur les sujets qui vous touchent. Faites-vous ce cadeau. Achetez-les. Annotez-les. Soulignez les passages qui vous parlent, qui résonnent en vous. Appropriez-vous ces livres et relisez-les dès que vous en éprouvez le besoin. Ils agiront tels des mantras, vous en serez imprégné.

 

Ma liste de mes bibles à bonheur:

-La vie à bras le corps de SUSAN JEFFERS

-Mes petites machines à vivre de MARYSE VAILLANT

-Petite philosophie du bonheur de CATHERINE RAMBERT

-Vivre avec soi de JACQUES SALOME

-La méditation pour les enfants d'ELINE SNEL

-Tremblez mais osez! de SUSAN JEFFERS

-T'es toi quand tu parles de JACQUES SALOME

 

10 trucs pour éviter la dépression

Il existe encore beaucoup d'autres petits trucs pour gagner en sécurité intérieure. Vous en avez certainement des tas d'autres en tête. N'hésitez pas à les partager ici dans les commentaires pour enrichir le propos.

Si le sujet vous intéresse, que vous souhaitez des précisions, cet article pourrait être suivi d'autres articles traitant de la même thématique. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques.

Avant de vous laisser pour aujourd'hui, je voudrais juste vous glisser ça à l'oreille:

"La vie est magnifique... Ouvrez bien vos yeux et vos oreilles... Levez le voile de vos yeux et vous verrez comme tout cela peut être fantastique!!!"

 

 

Merci à toi Séverine pour la relecture de cet article et pour tes conseils avisés. Merci d'être présente à mes côtés dans cette formidable aventure intérieure!

10 trucs pour éviter la dépression

Publié dans MES MOMENTS FORTS

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Passion vaisselle vintage!

Publié le par Karische

Passion vaisselle vintage!

Hello my lovelies!

Comment allez-vous depuis la dernière fois?

Depuis mon article où je vous présentais mes astuces pour faire des économies sur le montant de mes courses, jusqu'à le diviser par deux (voir le lien vers l'article en fin d'article) j'ai eu envie de prolonger un petit peu....

Prolonger parce que je ne vous ai pas tout dit...

Parce que cette nouvelle façon de cuisiner et de m'organiser n'aurait pas été possible sans une une composante majeure: ma nouvelle passion pour la vaisselle vintage en général et les contenants et les bocaux kitschs!

Je m'explique: vous qui me lisez, savez que j'aime les années 70, comme beaucoup des femmes de ma génération. J'aime la vaisselle de cette époque, elle me rappelle mon enfance, des assiettes, des Tupperwares,  que je voyais chez mes parents, mes tantes, mes grands-mères...

 

Ma passion pour les plastiques vintages!

Ma passion pour les plastiques vintages!

Je ne vous présente plus ma mythique étagère rose (elle n'est mythique que pour moi, et c'est déjà pas mal je vous assure). Ceux qui me suivent sur Instagram au moins depuis cet été ont suivi son évolution (je l'ai repeinte) et son équipement en bocaux en verre et plastique kitsch au fur et à mesure de mes chines...

Depuis cet été si riche pour nous trois à bien des égards, j'ai peu à peu rempli tous ces contenants avec mes féculents préférés et mon "fond de roulement de base" (pour tout connaître de mon fonctionnement culinaire, allez jeter un coup d'oeil à mon article sur mes astuces pour faire des économies): le riz basmati, le riz 3 couleurs, la semoule de couscous, l'Ebly, la Kacha, le sucre blanc, le roux, la farine, les pâtes...

Je dois dire que j'ai éprouvé un plaisir inouï à voir devant mes yeux ces richesses si joliment présentées...J'étais à la fois heureuse de posséder ces denrées de base, et à la fois enjouée d'admirer ces petits bocaux si kitsch que mes yeux d'enfant dévoraient déjà  dans les cuisines de ma mère ou de ma grand-mère... J'ai développé un vrai rapport affectif avec ces bocaux et contenants, et cette étagère rose en général. Cela relève beaucoup du domaine de l'inconscient, je pense que cela a beaucoup à voir avec cette étagère encastrée dans le mur de la cuisine de ma grand-mère. Je regardais tout cela de ma petite taille, et O joie! elle me laissait y piocher à ma guise pour faire d'infâmes tambouilles avec tout ce que je voulais bien prélever comme ingrédients de base.

 

Mon étagère rose mythique!

Mon étagère rose mythique!

Comme je suis contente d'avoir repeint cette étagère!

Comme je suis contente d'avoir repeint cette étagère!

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si près de cette étagère rose, trône une peinture de ma grand-mère, peinture de son chat Mao dans un panier de légumes dans sa cuisine. Très beau souvenir d'enfance (sauf que la chatte était infecte mais cela n'est pas vraiment important).

 

Au delà du rapport affectif, je me suis rendue compte que le fait de mettre en valeur ces ingrédients de base avait considérablement changé mon rapport à la cuisine et à l'alimentation. J'allais SIMPLIFIER. ECONOMISER.

Comme j'étais dans une démarche de perte de poids, cela allait dans mon sens, j'étais contente. Je me sentais pour la première fois depuis longtemps, "au plus près du vrai". Du vrai pour moi, bien-sûr... Chacun sait que ce qui est vrai pour l'un ne l'est pas pour quelqu'un d'autre.

Le VRAI  pour moi, c'était avoir du temps, pour faire plus de choses par moi-même. Savoir tout le potentiel que j'avais chez moi, que je pouvais réutiliser... Il fut un temps où j'étais tellement fatiguée et toujours pressée, que je ne savais même plus ce que j'avais en stock. Et plus mes placards débordaient, plus je me sentais vide...Je n'arrivais plus à ranger, à m'organiser.

Le petit gâteau maison qui comble les envies de sucré!

Le petit gâteau maison qui comble les envies de sucré!

Une casserole superbe qui me vient encore d'Emmaus!

Une casserole superbe qui me vient encore d'Emmaus!

Mes tasses à café "Scania" achetées chez @Rebeccaféedesphotos

Mes tasses à café "Scania" achetées chez @Rebeccaféedesphotos

La peinture de ma grand-mère m'accompagne dans la préparation de mes plats

La peinture de ma grand-mère m'accompagne dans la préparation de mes plats

Et figurez-vous que je n'ai pas limité mon équipement kitsch aux bocaux et contenants... J'ai aussi chiné deux ou trois petites choses qui rythment mon organisation culinaire de manière très particulière... Voici comment:

- j'ai une soupière. Je fais donc de la soupe pour plusieurs jours et ce qu'il me reste, je le dépose dans cette soupière que je mets au frigo. J'ai aussi de jolis pichets vintage en arcopal qui peuvent aussi recueillir la soupe. Joie de boire de la soupe tous les jours! La soupe a un pouvoir dépuratif pour l'organisme, à haute teneur en fibres, et rassérénant pour le psychisme (c'est mon avis).

- j'ai une boîte à oeufs en plastique. Je vois mes oeufs autrement. Je les imagine utilisés dans tout un tas de variantes: en gâteaux, en poêlée façon riz cantonnais...Je mesure la chance de disposer d'oeufs tous les jours (gratitude).

- j'ai une boîte à cornichon Tupperware. Ce petit condiment ne passe plus inaperçu dans mon frigo. Il donne du pep's à mes préparations.

- j'ai une yaourtière, pas kitsch mais super quand-même: je fais mes yaourts, et j'y ajoute tout ce que je veux: miel, confitures...

- j'ai des casseroles kitschs: elles me donnent envie de décrocher la lune! J'y fais cuire mon riz à l'eau le plus simplement du monde, et enfin, mon riz n'est plus jamais trop cuit! J'y fais cuire mes compotes de fruits, j'y fais bouillir mon eau pour ma tisane, j'y fais mes crèmes au chocolat...

- j'ai des assiettes creuses à motif "Scania" en arcopal: elles sont géniales pour la soupe bien-sûr, mais aussi pour manger les poêlées consistantes.

- j'ai des petites tasses "Scania" et des merveilleux mazagrans en grès. Ils font de superbes contenants pour la compote et les crèmes au chocolat. Ils transforment une compote toute simple en dessert tout à fait présentable lorsque vous recevez!

- j'ai une tisanière. Trouvée à Emmaus il y a quelques années, avec ses deux petites tasses assorties, elle s'est longtemps contentée de jouer les figurantes dans ma cuisine. Un jour que ma maman m'avait donné de la verveine, j'ai commencé à l'utiliser. Elle est aujourd'hui mythique pour moi. Je me prépare une tisane à la verveine citronnée tous les soirs. Vous connaissez mon rituel maintenant!

- j'ai un égouttoir à vaisselle en plastique orange vintage. Acheté 0.80€, il est non seulement hyper pratique (beaucoup plus que celui en bois de chez le grand suédois), et il égaie ma vaisselle tous les soirs.

- j'ai des Tupperwares oranges où je garde les restes avec amour pour le lendemain.

 

Avec ce plat "Lotus", tous mes plats sont beaux!

Avec ce plat "Lotus", tous mes plats sont beaux!

Passion vaisselle vintage!
Passion vaisselle vintage!
Ma soupière-chaudron de sorcière gentille ;)

Ma soupière-chaudron de sorcière gentille ;)

Mes merveilleux mazagrans et ma tisanière

Mes merveilleux mazagrans et ma tisanière

Les mazagrans font de superbes coupes à compote maison!

Les mazagrans font de superbes coupes à compote maison!

Il y a quelque chose de l'ordre du cérémonial, du rituel dans tout cela, et du ralentissement aussi, je m'en rends bien compte.

Faire bouillir son eau avant de la verser dans sa tisanière le soir venu. Sortir sa casserole pour faire sa compote. Faire son gâteau quand la fringale est là... ou bien quand on l'a si bien anticipée que le gâteau sera cuit bien à temps pour combler le creux au ventre et panser les bleus à l'âme...

Il y a du symbolisme aussi. Ces objets qui ont eu un passé avant moi, sont "chargés" et de fait représentent quelque chose qui dépasse leur fonction première. J'ai comme l'impression que ces ustensiles, bocaux, plastiques me reconnectent à une période révolue qui me fait du bien. Grâce à eux, j'ai eu envie de préparer des "casse-croute" à l'oeuf et au jambon (recette vintage pour partir pique-niquer) avec du pain, enveloppés dans des trochons propres; du choco-noix (sorte de nutella, recette Tupperware) et tant d'autres choses...

 

Les pichets c'est bien pour les sirops mais aussi pour les soupes ou encore les smoothies!

Les pichets c'est bien pour les sirops mais aussi pour les soupes ou encore les smoothies!

Se reconnecter à une période révolue en prolongeant la vie des objets...

Se reconnecter à une période révolue en prolongeant la vie des objets...

Mon plateau de fromages chéri!

Mon plateau de fromages chéri!

Mon égoutoir à vaisselle, mon TUP à cornichons, mon grand bocal Le Parfait, mon TUP à spaghettis et le TUP à céréales :)

Mon égoutoir à vaisselle, mon TUP à cornichons, mon grand bocal Le Parfait, mon TUP à spaghettis et le TUP à céréales :)

Et puis, pour tout vous dire, ce qu'il y a de merveilleux là-dedans, c'est le partage! Je partage avec beaucoup d'autres cet amour de la vaisselle kitsch sur Instagram... C'est tellement sympa de découvrir les trouvailles des unes, des uns, des autres...

 

Et vous, vous aimez ça vous aussi????

 

Je vous embrasse fort mes lovelies!

Mes casseroles vintage me donnent envie de décrocher la lune!

Mes casseroles vintage me donnent envie de décrocher la lune!

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