Tricoter et crocheter "durable"
Hello my lovelies!
J'espère que vous allez bien?
Je vous souhaite à toutes et tous, une Belle, une Merveilleuse Année 2016, créative, pleine d'idées, exaltante, et riche de projets!!!
Il y a un petit moment que je ne vous ai pas parlé tricot ou crochet... Il y a un petit moment que je ne suis pas passée vous écrire ici, tout court!
Aujourd'hui je vais vous parler de ma manière d'envisager le tricot et le crochet. Qui est un peu "spéciale" dirons-nous. Disons que je ne procède pas tout à fait comme tout le monde.
Je tricote et je crochète "durable".
1. Mon approvisionnement de laine
Par économie d'abord. J'achète des laines "d'occasion" à Emmaus. Au poids. De vieilles laines, parfois (la plupart du temps) déjà tricotées et remises en pelotes, parfois des pelotes jamais utilisées avec encore le ruban bien vintage avec des marques qui n'existent carrément plus (qui se souvient encore de la marque 3 SUISSES?). Parfois aussi des petites pelotes, des "rogatons" comme je les appelle. Ils ne payent pas de mine ces petits bouts de rien. Ils ont été mis dans de vilaines poches à pain, dans du plastique à 2 sous. Je les déterre, je les libère. Je les regarde, parce que mon Dieu, ça fait combien de temps qu'on ne les a pas regardés ces petits bouts de rien?
Ils sont contents, je les sens déjà vibrer entre mes mains. Je ne les choisis ni en fonction de la grosseur du fil, ni de la taille de la pelote. Il faut qu'ils me parlent. Je les choisis en harmonie. Je me retrouve parfois avec 30 à 40 € de rogatons et pelotes en vrac à payer. Et c'est mon bonheur, parce que je sais qu'avec ce trésor, je vais donner vie à quelque chose qui a beaucoup de valeur à mes yeux:
- un ouvrage unique, riche en couleurs et dégradés;
- qui va redonner vie à des bouts de laine oubliés, qui jusqu'à présent ne servaient à rien;
- j'aide les compagnons d'Emmaus en me fournissant chez eux;
- j'honore la mémoire d'une petite mamie, qui a donné tous ses restes de laine à Emmaus;
- je n'encourage pas la production de laine en Chine ou ailleurs qu'en France. Bien qu'il m'arrive parfois quand-même d'acheter de la laine neuve, notamment par paquet de 10 à bas prix, j'y ai de moins en moins recours.
Une fois à la maison, j'étale toutes les pelotes devant moi et je compose des harmonies. Comme une peinture. Je ne m'occupe pas de modèle, de largeur d'aiguilles. Seules les couleurs n'ont de valeur à mes yeux à ce moment-là. C'est l'étape la plus magique.
NB: Il arrive aussi parfois qu'on me fasse des dons. Comme l'autre jour où une dame que connait ma maman m'a carrément légué toutes ses pelotes de laine, soit trois gros sacs de pelotes intactes, dont beaucoup de mohair et de coton... ça relève quasiment du miracle, c'est un très joli cadeau et j'en ai évidemment fait bon usage. Merci Françoise! ;)
Le bonheur de tricoter des laines qui ne sont plus fabriquées...Iici une pelote de marque 3 SUISSES!
2. Le choix de mes modèles
Qui dit laines atypiques, dit modèle à adapter...
Par principe, j'ai déjà du mal à me contenter de suivre un modèle. De nature assez fantasque, et mon niveau moyen en tricot et crochet aidant, j'ai le réflexe d'adapter, modifier à ma sauce les modèles. Eh oui, sinon, ce n'est pas drôle du tout! Quitte parfois à me compliquer la vie, mais je crois que je préfère. Et puis ces adaptations m'ont appris beaucoup, en plus de flatter grandement mon égo tricotesque lorsque l'objet fini avait l'air de quelque chose. Merci maman pour ton aide précieuse, tes cours de tricot patients.
Je n'achète jamais de catalogue modernes de modèles, mais je suis sûre que vous l'aviez deviné. Il ya quelques années j'ai acheté à une petite mamie au fin fond de la campagne une pile de catalogues vintage pour 10 €...suite à une annonce que j'avais passé dans un journal de petites annonces. Je récupère également les catalogues que l'on me donne gentiment. Et je trouve également beaucoup de modèles sur internet, sur le site "Tricots d'une pièce" (les modèles Phildar vintage sont mes préférés) ainsi que sur le site "Tricot et cuisine des 100 idées". Aucun des fils préconisés n'existent plus de toute façon, je ne risque pas d'être tentée de me fournir en moult pelotes neuves! Par contre, pour ne pas risquer de me planter complètement, je tricote (presque) toujours l'échantillon.
Courageuse mais pas téméraire, j'ai tendance à choisir souvent des modèles très simples, qui supporteront bien les changements de laines dans la grosseur de fil, la texture, la couleur. Il s'agit souvent du modèle du pull tube, très en vogue dans les années 70. Qu'il s'agisse de crochet ou de tricot d'ailleurs!
J'aime aussi beaucoup le modèle du granny shrug, adaptable à l'infini.
3. Les rayures sont mes meilleures amies!
Lorsqu'on a beaucoup de rogatons de différentes couleurs, ce n'est pas la peine d'imaginer un tricot uni! (tant mieux parce que moi, l'uni.. ça m'ennuie!). Et dès qu'on arrive au bout de la petite pelote, Il faut sans cesse changer de laine. C'est donc un ballet incessant de petits noeuds. d'harmonies à composer, recomposer, de joyeux mélanges entre les bleus, les verts, les mauves, les orangés. Les dégradés les plus subtils sont à votre portée! Le modèle le plus simple comme un pull tube peut se parer de mille couleurs, mille matières, mille fantaisies! Je mélange allègrement coton, laine, laine fantaisie. J'aime cette liberté.
4. J'embellis mes ouvrages avec la broderie
J'ai longtemps louché sur la broderie sur laine. Je voyais cela comme une chouette alternative pour embellir les ouvrages les plus simples à bas prix, avec des petits bouts de laine de rien. J'admirais les réalisations de Dottie Angel, sur des mitaines, des poches de cardigans, des bonnets... N'y tenant plus, je solicitai ma maman pour un cours particulier de broderie sur laine. Quelques heures plus tard, je me lançais seule sur mon pull tube finalisé, tantôt avec une laine verte qui partait de l'épaule vers le bas du pull, tantôt pour une fleur... J'ai adoré cette nouvelle activité! C'est aussi une façon commode de customiser de vieux ouvrages qui ne nous plaisent plus trop. Broder durable quoi!
5. Le tricot: un style de vie, un style de femme
A l'époque, sous fond de crise pétrolière, les prix s'envolaient et l'argent manquait. Il s'agissait alors de se composer sa garde-robe soi-même, à peu de frais, mais avec grande classe. Oui, je trouve cela très classe de se composer ses vêtements soi-même, à ses mesures, selon ses goûts.
J'aime me faire mes vêtements. Ceux qui ne se démoderont pas, puisqu'ils ne sont déjà plus à la mode depuis longtemps. Ceux que j'aurai plaisir à retrouver à chaque changement de saison. Ceux qui me rappelleront de doux souvenirs parce que tricotés par ma maman (qui garnit ma garde-robe tricot de manière conséquente depuis de nombreuses années). Ceux qui iront toujours les uns avec les autres, puisque ce sont souvent les mêmes harmonies qui reviennent, les miennes. Pratique pour les superpositions!
Chaque année ma garde-robe s'enrichit de nouveaux modèles tricotés ou crochetés. Et à moins de changer de mensurations (ce qui m'arrive en ce moment, mais c'est un autre problème), ces modèles me vont toujours autant et je les porte toujours avec autant de plaisir. Il ne reste plus qu'à renouveler les basiques de temps en temps en achetant dans la confection (jeans, robe, collants, chaussures), mes pièces maîtresses sont en tricot! Je ne fais pas le compte de ce que je dépense par an pour m'habiller, mais je crois que laines comprises, le budget est vraiment riquiqui... Le bonheur de s'habiller quant à lui est immense!
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Tricots et cuisine de 100 Idées
100 Idées n° 25 de novembre 1975. Réalisation : Caroline Lebeau et Marion Faver. Ouvrages : Evy Vartazarnian Niveau : néophyte pour le tapis sarde tissé, la couverture patchwork et le pull gé...
Je vous laisse pour aujourd'hui mes lovelies!
Je vous souhaite à tous, une bonne semaine!











